LE SETTER — CHIEN COUCHANT
Ossulton's, les Tanker wills's, les Lort's et les Lanidloes setters sont plustôt des familles d'English setters que des races particulières " — Beyrere.
Chose singulière, inexplicable peut-être, le setter anglais, même bien dressé, quand il traverse l'océan, change sa manière de chasser : il ne sett pas ; il pointe. La nature du terrain de chasse y serait-elle pour quelque chose ? l'odeur du gibier est moins forte en Amérique, ses habitudes ne sont pas les mêmes ? En Angleterre, le chien chasse dans le découvert, les plaines ; c'est ordinairement le contraire, au moins, pour la bécasse, en Amérique.
Chez le setter, la couleur est tout-à-fait secondaire ; le vrai chien de race est préférable, plutôt petit, que grand de taille ; la tête ne devra être trop effilée, mais un peu ressemblante à celle de l'épagneul et du lévrier ; l'iris foncé, couleur d'acajou, les yeux ronds, à fleur de tête, expressifs, affectueux, pleins d'intelligence ; les oreilles, long «es, soyeuses, arrondies, pendantes ; les dents saines, point du tout usées, si vous désirez avoir un chien d'une bonne digestion, capable de mâcher ses aliments avant de les avaler ; le museau, le palais, noirs ou pivelés, semblables à celui de l'épagneul ; la charpente et les côtes arrondies, compactes ; les reins, courts, la poitrine, développée ; la queue portée horizontalement, non retroussée, longue, effilée, fortement frangée en dessous, à la partie que l'on nomme bannière ou panache ; les jambes fortes, musculaires, osseuses ; les pieds longs, durs, fermes, bien munis de touffes de poil aux orteilles et aux hanches, etc. Le setter de votre choix devra être vif dans ses mouvements, caressant, traitable, sans être trop craintif. Ces qualités jointes à une éducation soignée, devront vous assurer le plus humble des compagnons, l'ami le plus fidèle.
L'EPAGNEDL
Vos ûn bon chin prèn lou de race.
(Proverbb Provençal.)
Voilà un chien de qualité, à coup sûr, un chien de noble race.
Pour retracer son origine, il nous faudra pénétrer jusque dans les ténèbres du moyen-âge.
Edouard II, d'Angleterre, jeune homme, aimait furieusement la chasse; il avait trouvé dans le fils d'un noble français, Pierre Gaveston, un camarade toujours prêt à le seconder dans ses écarts de jeunesse. Sous la conduite de ce mauvais garnement, il fit avec lui irruption dans le parc de révoque de Chester en recherche de gibier. St-Hubert, a compté en Angleterre d'ardents disciples dans toutes les classes, sans même en excepter la classe des prélats — les corps épiscopaux durent donc payer leur écot. ... en cerfs égorgés.
Pierre Gaveston fut jeté en prison, exilé. Son royal compaguon de chasse étant monté sur le trônp, Pierre Ga-
i/ÉPAGNEUL * 121
veston fut élargi, réhabilité même dans ses prérogatives passées ; . . . . Ton ne dit pas s'il fut fait baron ?
A ces âpres veneurs du quatorzième siècle, comme à ceux qui leur succédèrent, il fallait de bons chiens — des chiens de chasse sûrs, bien dressés ! voilà sans doute ce qui explique comme quoi le Grand Veneur du roi Edouard II, Guillaume Twety, d'après Strutt, dans un livre depuis retrouvé à la bibliothèque Cotton — le plus ancien traité de chasse en Angleterre — aurait si bien décrit l'art de la vénerie, sous le règne de ce roi, qui fut appelé au trône en 1307. Twety y énumère les diverses espèces de gibier, de chiens, de procédés de chasse. Après avoir signalé pour chaque espèce de chien, son usage particulier, il affirme que l'épagneul s'emploie comme chien couchant, pour découvrir la caille et la perdrix et pour aider au chasseur à la capturer au moyen de filets et de rets.
Passons du quatorzième siècle au dix-neuvième et voyons la nombreuse descendance de l'épagneul, que réclame le sport en Canada et son caractère distinctif.
L'épagneul, inférieur en stature au setter et au pointer, est plus trapu ; ses jambes sont plus courtes. Il est doué d'une force, d'un courage, d'une persévérance à la poursuite du gibier, qui dégénère presqu'en excès. Son museau est plus petit que celui du setter; ses yeux plus grands, plus proéminents ; ses oreilles beaucoup plus longues, bouclées, sa robe plus longue, plus frisée ;. sa queue touffue, ses jambes frangées de poil jusqu'aux orteilles Les éjagneuls n'ont pas de couleur partie u lit* re. Il en est qui donnent la préférence à la nuance orange et blanche ; l'épagneul a de grands yeux, luisans, humides, le palais et le nez noirs comme la nuit. Ces chiens sont difficiles à dresser et requièrent beaucoup de patience, de fermeté chez leur maître. On ne s'en sert pas comme chiens
122 CHASSU
couchants ou comme chiens d'arrêt ; leur besogt
faire lever le gibier. Ils doivent être constammt pas du chasseur, savoir hâter ou retarder leur cou fois sur la piste du gibier et pouvoir en indique! sence soit en aboyant ou en agitant brusquem queue touffue. Frank Forester affectionnait su petit Blenheim Spaniel, pour chasser en automi casse, la caille et la géliouotte à fraise, notre perd[
L'épagneul des Champs se range en deux gro Springer supérieur de taille et employé dans le: fourrés; le Cocker moins grand, usité plus spéc pour la chasse à la bécasse.
Le Springer comprend une foule de variétés : 1 ber, le Sussex, le Norfolk ; le Cocker est la so Devonshire et des variétés Galloises, etc.
Le Sussex, race fort prisée est généralement d leur de l'or, sans mélange de blanc. Son pelage ■ non frisé, luisant, soyeux, fort fourni.
Le Clumber passe pour avoir emprunté son château du duc de Neweastle où la race origi maintint pure jusqu'au milieu du dix-ueuvièm Sa nuance est jaune citron ; son poil, luisant, presque droit.
Le W ater Spaniel comprend de nombreuses va que le Old Eagliah Water Spaniel. deux variét daises, sans coaipter celle dite Twsedeide.
" L'épagueul d'eau ainsi que l'indique son nor chien à long poil qui sert exclusivement à la cl marais ; son poil frisé, de couleur marron fonc^ taché d'un peu de blanc, est enduit d'une espèce malheureusement assez odorante, qui le soustrait ( sauvagine, au contact de l'eau, Quant il est de i il porte sur le sommet de la tète une mèche de
L'ÉFAONECL 123
n'est pas sans analogie avec celle que se font souvent les clovma du cirque ; ce qui lui donne une physionomie très spéciale. Il est très intelligent, tiès obéissant, très fin de nez, très résistant à la fatigue, très ardent et très attaché à son maître. Il convient particulièrement à la chasse aux canards, à la suite desquels, il ne craint pas de plonger sous les glaçons quand ils ont été blessés, et il les rapporte ensuite, comme le plus brillant des retrievers." — {Barreyre.).
LE RETRIEVER
" Les anglais font rarement rapporter leurs chiens d'arrêt, et ce soin est confié au retrievers. Ce dernier chien ne constitue pas, à proprement parler, une race constituée. Il est, généralement, le produit du Terre-Neuve et du setter. Quelques amateurs préfèrent le produit du Terre- Neuve et du pointer ; d'autres y mêlent du Fox-hound, sur ce point la fantaisie se donne pleine carrière. L'essentiel est d'obtenir un chien obéissant, ayant de la propension naturelle au rapport, fin de nez, et quêtant, non pas le nez haut, comme on le demande au chien d'an et afin de découvrir de loin, mais, le nez contre terre, pour mieux suivre la piste d'une pièce de gibier blessée, qui se dérobe, et la rapporter ensuite à son maître.
Les retrievers sont divisés en deux classes principales : 1° Les Wavy-coated, c'est-à-dire à soies longues et plates, de couleur noir. Ce sont les descendants du Terrre- Neuve et du setter.
2° Les Curly-Coated, c'est-à-dire à soies frisées ; ce sont les plus communs, et ils comptent dans leur ascendance, non seulement le Terre-Neuve, mais l'épagneul d'eau, et
■> j wuia
LE RETRIEVER
même le caniche. On prétend que ce sont les plus intelligents. Ceux qui sont admis aux expositions sont toujours de couleur noire ou marron. " — {Barreyre.)
Nous avons nommé les quatre espèces de chiens, les plus usités en Angleterre pour chasser. " Chez les anglais, dit Barreyre, chaque race est introduite dans la spécialité à laquelle ses aptitudes la rendent la plus propre et il n'est pas douteux qu'elle n'arrive, alors, à une perfection de travail qu'on ne peut exiger d'un seul chien, à qui on demande, par exemple, tout à la fois, d'arrêter de près, au bois et de loin, en plaine ; de quêter, le nez haut, quand il s'agit de découvrir le gibier vivant, et de suivre, le nez collé à la voie, la piste d'une pièce blessée qui se dérobe."
Le pointer devra être réservé pour les lieux découverts, le setter, pour chasser dans les pays couverts et humides les petits cockers, pour les fourrés épais.
(Amekican Woodcock)
Dans quelque
■ savane obscure,
Le jour, je reste sans bruit.
Pour cherche
r ma nourriture
Je sors lorsqu
e vient la nuit.
Hi te chasse ui
' tant me prise
Hélas ! c'est pour mou malheur.
Il trouve ma
chair exquise
Et me ira que
avec ardeur.
Hommage <b> Oiieauz Canada
La bécasse arrive dans la province d'Ontario à 1 mars, et dans celle de Québec, vers le 30 d'avril. S< tudes sont tellement nocturnes, qu'elle peut exist une localité sans que sa présence soit soupçonnée, par des chasseurs familiers avec la topographie de Fendant une grande partie du jour, elle se réfugie des savanes ombragées et n'en sortira pour cher nourriture que la nuit, au point du jour ou bien ; coucher du soleil. Elle vient nicher en Canada,
t emps ; (1) l'automne venue, elle se retire dans le sud des itats de la Eépublique voisine. Le nid est placé a terre, dans un endroit retiré de la forêt, très souvent au pied d'un buisson ou d'un arbre : quelques feuilles desséchées, quelques herbes en font tous les frais ; la femelle y pond quatre à cinq œufs d'un pouce et demi de longueur, d'un pouce au plus de diamètre et s'efhlant tout à coup au petit bout. Ces œufs sont brun clair avec des taches plus foncées au gros bout, mêlées d'autres taches d'un pourpre pâle. Pendant ses excursions nocturnes, aussi bien que le matin et le soir, la bécasse s'élèvera par un vol spiral à une très grande hauteur dans les airs, faisant entendre de temps à autre sa note quac ; lorsqu'elle est parvenue bien haut, elle court des bordées cà et là d'une manière irrégulière, en bourdonnant ; puis, elle redescend se poser à terre avec la même rapidité qu'elle était montée.
Son cri, quand elle est sur le sol, semble lui être pénible a émettre ; elle incline en ces occasions la tête vers la terre et hoche la queue fréquemment ; ces allures, ont lieu le printemps et paraissent être le cri d'appel du mâle. La bécasse passe son temps à retourner les feuilles ou le sol pour y chercher les larves et les vermisseaux qui s'y cachent ; sa chair est fort recherchée.
La bécasse d'Amérique a les habitudes de la bécasse d'Europe : mais sa taille est bien moindre et son plumage est différent ; le mâle de l'espèce d'Amérique pèse de cinq à six onces tandis que le mâle de son cogénère d'Europe, pèse douze onces. En Angleterre les bécasses arrivent en octobre et en novembre et y hivernent ; en mars, elles
(1) Les bécasses couvent dans toute retendue de cette province ; on a trouvé leurs nids même à un mille de Québec, à HoUand Farm sur le chemin St.-Louis, près de l'Hôpital-Général, à la Pointe aux Lièvres, et dans les champB le long des rives du St.-Laurent.
gagnent le nord du continent Européen pour la ponte ; tandis que l'espèce d'Amérique hiverne dans le sud de notre continent, arrive ici en mars et avril, se répand dans tout le Canada et y couve ; puis, à l'approche des froids, elle se met en route pour le Sud. Une espèce émigré de la zone torride à la zone tempérée ; l'autre, de la zone tempen'e à la zone arctique. Les deux oiseaux ayant un même nom, difièrent non-seulement par leur taille et leur livrée, mais encore par les climats qu'ils habitent. Ceci démontre combien peu fondée est l'opinion exprimée par des naturalistes américains que la bécasse d'Amérique passe de ce continent au vieux monde et vice versa.
Quel est le terme des migrations de la bécasse dans la. partie nord de l'Amérique ? c'est ce qui n'est pas encore connu. Il n'appert pas que cet oiseau se montre dans le voisinage de la Baie d'Hudson ; il ne parait pas non plus qu'il existe dans l'extrême nord de l'Europe ; il est donc probable que ses migrations ne s'étendent pas à une bien haute latitude ; on peut poser en principe général que les bécasses qui émigrent aux régions arctiques dans les deux continents sont communes à chaque continent. Aucun oiseau n'a, plus que la bécasse, la passion des voyages ;. ce qui la force de se munir de ces fortes provisions de graisse qui donne tant de prix à sa chair. La bécasse se rencontre quelquefois dans les clairières au sein des forêts,, où elle retourne les feuilles pour en retirer les vers, etc. ; en cela, elle diffère de la bécassine qui ne fréquente que très rarement les bois. La tête de la bécasse a une structure toute particulière : l'œil est a une grande distance du bec, ce qui lui donne la faculté d'observer ses ennemis de bien loin ; son vol n'est pas rapide. Faites la lever dans les bois, elle rasera la cime des buissons et se posera par derrière ces mêmes buissons ; puis, elle s'éloignera à pied, une distance de quelques mètres. La différence entre-
la taille du mâle et celle de la femelle a fait croire qu'il y avait deux espèces de bécasses, en Amérique.
Audubon trace un magnifique tableau de la sollicitude de la femelle pour ses jeunes et des ingénieuses ruses dont elle se sert pour attirer sur elle, l'attention de celui qui veut s'emparer de ses petits ; en ceci, elle ressemble fort à la perdrix, mais les jeunes bécasses n'ont pas, il s'en faut de beaucoup, l'agilité des perdreaux; ce sont de faciles victimes que des enfants cruels dérobent à la tendresse de leurs bons parena. %
La migration des bécasses, ne se fait pas par troupe, mais une à une la nuit, au clair de la lune, et avec une telle rapidité que l'on peut dire qu'elles sont toutes à la file, quoique à une certaine distance les unes des autres. Cette particularité à été remarquée, par le même naturaliste sur les rives du Mississipi et de l'Ohio ; le soir presque à chaque instant, à commencer du milieu du mois de mars jusqu'au milieu du mois d'avril, la bécasse passe avec la rapidité d'un trait. Il les a vues émigrer de la même manière au Nouveau-Brunswick. La chasse à la bécasse est fort laborieuse, mais fort intéressante ; le Bois Bijou, sur les limites de la cité de Québec, la côte à Bonhomme à Charlesbourg, les hauteurs de Sillery, a venir jusqu'à ces années dernières étaient réputées fort giboyeuses. Après de longues sécheresses, il serait inutile de battre les hauteurs en quête de bécasses ; il faut alors avec un bon chien, explorer les terrains marécageux et bas ; après des jours de pluie, ces oiseaux gagneront le versant des collines et les clairières dans les forêts, C'est là qu'on les rencontre aux beaux jours d'automne, recherchant les rayons du soleil quand il commence à faire froid.
Plus tard dans la saison, le chasseur remarque quelques
130 CKABSK
bécasses retardataires, sur le bord des ruisseaux om ou des sources chaudes dans les bois ; mais à l'inat bécassines, les mouvements des bécasses sont inct et dépendent des saisons et de la température.
" La bécasse de France est un oiseau éminei domesticable et sociable, dit Tousaenel " ; nous n encore pu constater sur ce point le degré de réussi tentatives qui ont été laites en Canada.
" On a vu des bécasses fatiguées s'abattre en vols breux sur le pont des navires ; on cite nombre < pauvres voyageurs, qui, deux fois par an, se cast tête aux cages de nos phares maritimes de la Frana
La bécasse mâle a le bec brun couleur de chaii, sa base ; la mandibule supérieure se termine en une protubérance, qui se projette à peu près un dixiè pouce au delà de la mandibule inférieure ; le fi; ligne au dessus de l'œil et toutes les parties infér d'un rouge fauve : les côtés du cou, tirant sur le ci une légère bande de brun foncé, se fait remarquer e et le bec; le sommet de la tête à partir du devant d en allant en arrière, noir, traversé par trois bandes ê de brun-blanchâtre ; les joues sont marquées d'uni noire, variée de brun-clair ; les franges du dos i scapulaires, d'un noir foncé, chaque plume marbi brun clair et de rouille clair, avec de nombreuses noires traversant en zig-zags les parties plus claires.
Les jeunes d'un brun foncé ; la queue noire, t plume frangée à l'extérieur avec de petites tache brun pâle, mêlé de blanc et de jaune ; la doublure & est couleur de rouille clair ; les pieds et les jambes, pale, couleur de chair ; l'œil, noir et plein, placé biei sur le derrière de la tête : poids, cinq onces et quelque fois six onces.
Longueur totale 11 pouces ; envergure 16 pouces
LA BECASSINE
(Wilson's Snipe.)
" A son tour l'humble "bécassine Vient nous présenter son tribut Pauvre oiseau que l'homme assassine Et que son fusil prend pour but, En zig-zag, près d'un marécage, Nous fuyons son plomb meurtrier Nous, pour qui ce riant rivage Etait jadis hospitalier."
Hommage des Oiseaux Canadiens
A. Marsais.
Montréal, mars 18r»2.
La bécassine, si hautement prisée des chasseurs, et des bons -vivants est très abondante en cette province au mois d'août, de septembre et même en octobre. On cite des endroits ou des bécassines ont été vues à l'ouest de la province, aussi tard que le commencement de janvier ; mais, c'était là, des cas isolés.
Cet oiseau niche en Canada, dans les endroits marécageux sur les hauteurs où il n'est pas exposé à être molesté par l'homme ; un trou dans la mousse, tapissé de quelques
132 CHABSE
herbes, voilà le nid qui bientôt contiendra quat d'un jaune olive, abondamment tachetés da bran foncé ; ces taches augmentent en étendue à mesure approchent du gros bout où elles forment un cer œufs sont toujours disposés de manière à ce que bout se touche tous. Les jeunes comme ceux de la quittent le nid, dès qu'ils sont éclos ; ils recl d'abord les insectes et plus tard, quand leur bec Us l'enfoncent, comme les vieux, un demi pouce sol, pour en extraire des vermisseaux et de petites d'herbes. Les bécassines sont fort nombreuses su les battures marécageuses du St.- Laurent ou c champs que l'eau du fleuve recouvre à chaque mer (1) Elles sont très singulières dans leurs ha' le chasseur qui remettrait au lendemain, une cha se promet dam un endroit où il a vu nombre de ces la veille, n'en trouvera peut-être pas un seul le le dans la même localité. Sont elles alarmées ? elle ! en zig-zags, sonnent leur cri Wav^aik, fout ( évolutions dans les airs, des crochets, comme dit seur, et reviennent se peser presqu'à l'endroit d sont parti.
Audubon a découvert les nids des bécassines Nouvelle Ecosse, dans l'Etat du Maine et dans gions montagneuses de l'Union Américaine. La la bécassine est aussi renommée que celle de la on sait que nos bon-vivants laissent à la bécassir bécasse, pour farce, leurs intestins, avec leur coi qu'ils les font rôtir tout rondes ; pourtant, il n'est d'extraire des viscères de bécassines mortes, de , de terre, des sangsues ; comestibles peu conven
(1) On appelle grande mer. ces hautes marées qui ont mensuellement, à partir de la ville de Trois-Rivières en dencs le golfe.