LE TÉTRA.S DU CANADA— PERDRIX
DESAVANE
(canada orousb)
" Dessus varié de noSr&fctS d*ttai artMsé\iet attes sourent de bran jaunâtre, particulièrement sur les ailes ; queue avec une bande termimale de brun orange ; dessous presque toutnoir, arec nombreuses taches blanches ; tarses emplnmôs jusqu'aux doigts ; queue de moyenne longueur, un peu ronde. Longueur: 15-17; ailes 7 ; queue 5 ; ponces.
" La femelle, qui est plu* petite qae 1er mâle, a le dessons moins noir et est variée de noirâtre, de blanc et de brun jaunâtre ; cette dernière couleur domine en dessus. "
Cette perdrix que Ton nomme au9si Gelinotte, est répandue dans tous le Canada et au nord des Etats-Unis* Elk se plait dans l'épaisseur des bois de sapinr et de mélèzes, et se nourrit de graines, de baies, d^nsectôs, etc. Pendant l'hiver, elle vit surtout de bourgeons de conifères, aussi sa chair a-t-elle un goût particulier! qui ne plaît pas à tout le monde. Même en été, elle est' bien inférieure à celle de la perdrix des bois- /reww».
En mai,. la femelle se construit utr nid avec des feuilles et de petites branches.' sèehes* qu'elle pose à terré soirs'nÉr tronc- dWbre renversé, . ou : bien d'un mélèze ' touffu. Elle pond oïdinairemeoft de 8 à; 10 œufs brmfgjautiâtrës olftîrP, avec taches .^barunesu
Toa#lds perdreaux ont un merveilleux instinct; dit-oir pour : se sonstraiffe à l'approche d^un danger cf<ri les menacé : tattdis que là mère s'éloigne, les ailes' traînantes; feignant être blessée, les jeunes se blottissent dans 1 quelques cavités, sous des troncs d'arbes; prennent dans leurs pattes une* feuille sèche, s'ils en rencontrent» et se totftrtent sur le dos ; ils demeurent dans cette position jusqu'à ce q«<* le danger soit passé."— (C. E. Dionne).
L4v CHASSE. A LA PERDRIX
Le gibier, dans nos bois, commence à se montrer, Vite, point de lenteur, il le faut rencontrer ;
Quand .nous Tenons venir les tourtes' à, foison, Les timides perdrix errer sur nos coteaux, LcsptavrarsAbendttr auprès de no* ruUseajuu
—Epttoe de>M. Bièmd à Jf; B. H\ • • • . »#.
Chaque annép, septembre nous ramène une chasse qui, sans être bien fructueuse, ni bien aventureuse, a ses charmes. J'ai nommé, la chasse à la gelinotte à fraise, connue au peuple sou* le nom de perdrix de bois francs. Poux ce, ayez un bon chien, si vous désirez faire brancher le gibier, surtout avant la chute des feuille* Dans la forêt dénudée an commencement d'oetobre, l'œil découvre au lçin, même sans le secours d'un chien, soit sur les rameaux dos aibres, soit à terre, l'oiseau convoité, lequel, fort souvent, est d'un abord facile etr va par baitdé, ou couvée, de huit à dix individus et plus.
J'ai vu faire d'&xcclleotefi parties de dusse dans les Bois Francs des Gantons de l'Eètj ainsi que : sur les versants dès Laurentidés, en aval dé là baie St-Paul et dé la Malbaie, A mou. sens, rien de plus délectable, de plus favorable à la santé, qu'une course de trois à quatre lieue», en quête de perdrix, sous un beau soleil d'automne, sur
les hauteurs giboyeuses et bien boisées, où croissent l'érable et le pin du Canada. Si, au lieu de pouvoir tirer le gibier presque au portes de Québec, comme cela se faisait en 1648 (1), il faut pénétrer au fond des forêts lointaines,, jusqu'au lac Saint-Jean, même, pour l'avoir en abondance, la faute en est à ces misérables qui prétendent le tuer en tout temps. Dès 1731, existaient d'excellentes ordonnances de chasse en la colonie, que l'on aurait dû mettre en force (2). Ecoutons la voix prophétique de Frank Forester, foudroyant ceux qui massacrent le gibier à la saison de la reproduction des espèces ; au temps où il écrivait, les Clubs pour protéger ne faisait que naître. " Dans moins de dix ans," dit-il, " si l'on ne prend des
(1) Un jeune chasseur canadien, M. Junot, nous informe que le nombre des perdrix blanches tuées l'automne de \67l, au lac Saint-Jean, a du atteindre le chiffre de 10,000. Il en a lui-même amené une charge de cheval au marché de Québec. On tire ce lagopède, avec du gros plomb le matin, lorsqu'il sort de son trou dans la neige, où, la nuit, il a cherci) é abri contre le froid. Il est farouche et dur à tuer.
Aux premiers temps de la colonie, on les tuait par centaine, à Beauport. Le Journal des Jésmtes ajoute qu'" en 164H, il y eut nue quantité prodigieuse de perdrix blanches : on en tua 1,200 dans ua mois, à Beau port."
(2) " Philippe de Rigaud, etc., et Michel Bégon, etc.
"Ayant été informé que, depuis le 15e mars jusqu'au 15e juillet, il se fait une très-grunde des. ruction de perdrix dans le temps qu'elles s accouplent, par la facilité qu'il y a de les tuer, faisant alors connaître, par leur battement d'ailes, les endroits où elles sont, et pour empêcher la continuation de cet abus, dont s'ensuivrait infailliblement l'entière destruction de ces oiseaux dans la colonie, ce qui priverait le public d'une grande douceur pour la vie ; nous défendons à toutes personnes, de quelque qualité et condition qu'elles soient, de tuer des perdrix depuis le J5 mars jusqu'au 15 juillet, à peine de cinquante livres d'amende applicable au dénonciateur ; et pour ôter tout prétexte d'en tuer, nous défendons sous la même peine, à toutes sortes de personnes d en vendre ou acheter pendant le dit tempp, et d'en apporter dans les villes et autres, lieux de cette colonie, et de les exposer en vente ......
" Fait à Québec, 28 janvier \VXl.*
BiGON."