I. Daguet 2 ans. i 3. Brocard . . . 5 ans
a. Brocard 3 — | 4-5. Dix cors . . • 6 ans et plus..
bre pour les daims et en février-mars pour les chevreuils. Les vieux mâles sont parfois en avance, les plus jeunes en retard. Pendant la période de leur croissance, les bois sont recouverts d'une peau duvetée. On dit alors qu'ils sont en velour.
Pour nommer une tête, on compte les andouillers de Tempaumure, on y ajoute les trois de la tige et on double ce nombre. Ainsi les vieux cerfs peuvent être seize et même vingt cors.
Les têtes de daims et celles de chevreuils se décomposent et se désignent de même ; mais le daim n*a jamais que deux andouillers au-dessous de Tempaumure en feuille de fougère.
Les têtes de cerfs, celles de daims, mais surtout celles de chevreuils présentent souvent des déformations anormales ; dans ce cas, on leur donne le nom de têtes bizarres ou bizardes. Les mâles castrés ne perdent plus régulièrement leurs bois ; ceux-ci alors, chez les chevreuils surtout, peuvent se transformer en une excroissance rugueuse qui les coiffe en forme de casque.
2° h^^ foulées et les allures.
Chaque animal porte dans la forme de son pied et dans ses allures des indices particuliers qui font reconnaître son passage a un œil exercé.
C'est aihsi que le vieux cerf, quand il n'a pas le sentiment d'un danger, va d^ assurance ; ses allures sont bien réglées, il pose le pied de derrière dans le talon de celui de devant. Si, au contraire, il va beffroi, le pied de derrière dépasse celui de devant. Le jeune cerf et la biche portent le pied de derrière tantôt en avant, tantôt en arrière de celui de devant, on dit alors qu'ils se méjugent. .
Les autres animaiu:, daim, sanglier, chevreuil, loup, petit gibier et bâtes puantes s'individualisent de même par des particularités que tout bon piqueur doit coanaitre. Nous donnons ci-après quelques-unes des principales.
Fio. 4. — Détails du pied d'une bêle fBov noire : p. p. pinces ; ~ i.i. sole ; — 1 ci;, éponges; — 0.0. ergots ou os.
Suivant l'âge et le sexe, les pieds du cerf ont, en moyenne les dimensions suivantes en largeur:
vâteet
16 cars €
En général, chez les bétes fauves et noires, comme chez la plupart des grands animaux sauvages, le pied de derrière est moins fort que celui de devant.
Chez les femelles, Fi
cette différence est h peine sensible; elles ont a
. B. — Foulées da cerf.
li la jambe et les ergots
FiG. G. — Foulées du daim.
S gros. Souvent, quand elles sont pleines, les pinces sont ouverteâ ; toutefois, cette particularité ne peut être interprétée k l'égal d'une certitude ; car aux grandes allures , lesfoulées des mâles montrent des pinces plus ou moins ouvertes.
Le pied d'un vieux daim dépasse à peine en grosseur celui d'un cerf daguet. Ses allures sont bien réglées.
Les traces d'un brocard ne sont guère plus grandesquBcellesd'une vieille chevrette ; cependant celle-ci a le pied plus creux , les côtés plus tranchants et les pinces plus pointues.
Ptii. n. — Foiil4.4i<< du nhflvpflnîl. ^
Les traces du sanglier (Ji^. 8) ressemblent h celles du porc; mais le sanglier est plus court-jointé; les pinces sont plus pointues et plus serrées, les gardes plus rapprochées du talon et moins marquées. On appelle pigaches les pieds dont une pince est plus grande que l'autre.
IX grandes allures.
Aux allures modérées, loups (fig-g) et recards(/(j. /o)
FIG. 8. ~ TrBC«s du sanglier.
ne marquent qu'une seule piste. Quand plusieurs se sui-
Fiu. g, — Foulées da loup et du chien : ' □jpied de devant; fr^pied de derrière ; c^^pied d'un 1 d, piste d'un ou de plusieurs loaps allant d'Bssurai
vent h la file IcdienDe, les pieds des derniers recouvrent exactement les Toulées de ceux qui précèdent.
L'empreinte de la patte du renard ressemble à celle
d'un chien de moyenne taille ; mais elle est plus allongée et les ongles, plus
longs, sont aussi beaucoup plus effilés.
Son allure ordinaire est le trot.
Au pas, quand il rampe, les empreintes ne sont plus snr la même ligne, elles alternent un peu oblique- ^^mgmv-'- ': ■ V . --■r..j-jTi-' ment.
^^^^ -, : , La voie du blaireau
(Jîg- il) est remarquable par la force et la longueur des ongles du pied de de-
Les traces de la - I loutre (Jig. /j) %!« I '^ ^""^ caractérisées par les membranes qui réunissent les doigts de son pied en une sorte de palme dont elle se sert comme de nageoire. Ses orteils sont de forme ronde et les ongles marquent bien dans les sols détrempés qu'elle fréquente.
Aux allures lentes, la marte (J!g. /5) procède par petits bonds et les pieds de derrière tombant dans la foulée des pieds de devant.
La foulée de la fouine est la même que celle de la marte; mais le pied, plus vehi, marque moins sur le
sol. Chez le putois, les grifîes sont plus fines et les empreiates sont plus lisibles. Quand il se meut lentement, ses voies ressemblent li celles du lièvre.
Fia. 13. — Traces de la JoDlre.
Allures : a, d'assurance ; b, d'effroi.
Les allures de la belette sont semblables k celles du putois avec des empreintes plus petites.
Le pied du chat sauvage (fig. /4) est semblable à celui du chat domestique; mais il est plus fort et plus
FiG. i3. — Allures de la marte : a, par petits bonds et d'assurance ;
b, d'effroi.
arrondi. Lorsque le chat s'approche d'une proie en rampant, ses pieds alternent obliquement. Aux allures d'effroi ils suivent k peu près la même ligne.
ffT'
FiG. i4- — Foulées du chat sauvage. Allures : a^ d'assurance ; b, d'effroi.
Le lièvre appuie ses pieds de derrière jusqu'au talon :
ce qui rend ses voies (Jig» i5) très faciles k distinguer.
Lorsqu'il court ou trotte, il place ses pieds de devant
droit Tun devant l'autre ; les longues empreintes des pieds de derrière les dépassent. Les ongles sont toujours bien marqués.
FiG. i5. — Voies du lièvre.
L'écureuil n'avance ni au pas ni au trot (Jig» /^) ; mais toujours par petits bonds.
FiG. 16. — Passées de récureuil.
Nota. — Les figures 1, 2, 3 ont été dessinées d'après l'ouvrage de E. Au- BERT, Histoire naturelle des êtres vivants, Paris, André, 1896; les figures 5, 6, 7 et 8, d'après le Jagdbuch de Ch. KrÔner (Dusseldorf, A. Bagd) ; les 1
foulées, traces et passées ont été, en général, reproduites diaprés nature ; |
et les allures, empruntées soit à l'ouvrage de M. de la Rue, soit an Fahrten- und Spurenkunde de E. von den Bosch.
3° Les laissées.
Pour une même espèce, les excréments varient dans leur forme et dans leur consistance, suivant Tâge et le sexe, souvent même avec l'individu et la saison.
Pour chaque espèce , ces indices portent des noms différents. Ce sont :
la^s fumées, pour les cerfs et les daims ; Les moquettes, pour l,es chevreuils ; Les laissées ou lesses, pour les sangliers, les loups et les ours ;
Les^entes, pour les bêtes puantes ;
Les épreintes, pour les loutres ;
Les crottes, pour les lièvres et les lapins.
Le langage de la chasse a été créé uniquement à Tusage de la vénerie. Les autres chasses se sont donné le genre de se Tapproprier. On trouvera ci-après la liste des termes techniques les plus usités.
Abattures Voir Foulées.
Affût Lieu où l'on se cache pour tirer le gibier.
Aller d'assurance . . Se dit d'un animal qui marche sans crainte.
Allures Façon de marcher des animaux; se dit
aussi de la distance qui sépare l'empreinte du pied de devant de celle du pied de derrière.
Aze Voir Hase.
Bauge Gîte des bêtes noires et des bêtes mordantes.
Billehauder Fouler une enceinte sans y avoir préala-
blemcnl remis le gibier; chasser à la billebaude» c'est chasser au hasard.
Bête Tout animal de chasse à courre.
Bouquin Mâle du lièvre.
Bourre Mâle du canard sauvage.
Boutoir Bout du nez des bêtes noires.
Bréhaigne Biche, daine ou chevrette devenues stériles.
Broche Premier bois du cerf et des bêtes fauves ;
comme Dague.
Brisées Branche rompue pour marquer le passage
d'un gibier ; on met le gros bout du côté où la tête est tournée.
Brout Bourgeons et écorces dont les bêtes fauves
s'enivrent au printemps ; de là leur nom de Bêtes de brout.
8o LA CHASSE.
Carnage Tripailles et chair morte que l'on trame
par la campagne pour attirer loups et renards dans les pièges.
Cattiche Retraite des loutres au bord des étangs
et rivières.
CerJ ^/cÀe ;/ao/t jusqu'à 6 mois, ^r6 de 6 mois
à I an, daguet, 2^ à 5* têtes, dix cors jeunement, dix cors bellement à 7 ans, puis gros ou vieux cerf»
Cervaison Époque où la chair du cerf est grasse et
de bonne qualité.
Change {Jaire un) . . Se dit lorsqu'une bête se substitue à celle
que l'on chasse.
Cheoreuiî Chevrette ; faon, daguet, brocard à 3 ans.
Clapier Ensemble des trous creusés et habités par
les lapins.
Coulées Faux chemins que les animaux tracent
sous les couverts.
Cris des animaux . . Le loup hurle; le renard glapit; le cerf
brame (bramement) ; le chevreuil rait ou
rée (le réement, le raire); l'ours et le
sanglier grognent; la marmotte et la
loutre sifllent ; le lapin et le lièvre crient.
^ . . . ( Souilleau, pour sanqlier; tauau, pour
Cris du chasseur pour \ la* r » 1 i"
.. ,., 'M. 1 ] bêtes fauves ; y/a-aa ou y/00, pour lièvre,
avertir au il voit le { ^ j li • i« i ^
. . . ^ j loup, renard ou blaireau : tire-haut, pour
gibier par corps . . f ., f' , , * ' *^
^ ^ ^ \ gibier à plumes.
Curée Repas que l'on fait faire aux chiens lorsqu'ils ont pris le gibier ; la curée esichaxuie quand on donne sur le terrain quelque partie de la bête morte ; la curée froide est celle que l'on donne au logis.
Dague Premier bois des bêtes fauves.
Daim Daine et, pour les mâles, comme le cerf.
Débucher Se dit de la bête qui sort du bois.
Déchaussure Égratignures que le loup fait sur le sol
après avoir jeté ses laissées.
Défenses ou limes . . Longues dents canines qui sortent de la
mâchoire inférieure des sangliers.
Détourner C'est tourner tout autour d'une enceinte
pour s'assurer, soit à l'aide de limiers, soit par le revoir, si la bête que l'on cherche y est encore remise. On compte les passages par des brisées.
LES MODES DE CHASSE. 8l
Écoutes Oreilles des sangliers.
Fort Canton de bois épais et fourré où les grands
animaux se reposent pendant le jour.
Fouger Action du sanglier qui arrache les racines
avec son boutoir.
Foulées ou foulures . Traces laissées par les pieds d'un animal
sur l'herbe et sur la terre; se dit trace pour le sanglier, voie pour les bêtes fauves et les lièvres, passée pour l'écureuil, piste pour les bêtes mordantes et puantes.
Frayer (leur tête) . . Action des bêtes de brout lorsqu'elles
frottent aux perches leurs bois en velour pour les brunir.
Frayoir ou f revoir . . Parties des perches écorchées par les bêtes
fauves qui y frottent leurs bois.
Gagnage Terres où les bêtes fauves vont en pâture.
Gardes Ergots des traces de sanglier.
Goupil Ancien nom donné au renard.
Graies ou grès. . . . Canines en crochet qui sortent de la mâchoire supérieure des sangliers et semblent aiguiser les défenses.
Haire ou hère .... Jeune cerf qui, ayant perdu la livrée, n'a
pas encore sa première tête.
Halots Conmie Rabouillères.
Hase Femelle du lièvre. .
Hallali . Cris de victoire quand la bêle est prise
sur pied ou à terre.
Harde De horde, troupe de bêtes fauves.
Hourvari (faire an) . Se dit d'un animal qui double ses voies.
Houzures Traces boueuses laissées par les sangliers
sur les arbres autour des souilles.
Limier Chien dressé à marquer une piste sans
crier.
Livrée Marques et bandes de couleur pâle qui
éclairent la fourrure des faons et des marcassins jusqu'à 6 mois.
Massacre Tête de bête fauve séparée du corps.
Mangeure Cantons où les sangliers trouvent leur
nourriture.
Pays Terrain boisé (grand ou petit pays).
Piste Trace ou sentiment que tout animal laisse
de son passage.
Portées Branche froissée par la tête du cerf dans
sa coulée.
liA CHAfgB BT LA PâOHK. G
Quêter Chercher à détourner une bête.
Rabouillères Trous où les hases de lapins font leurs
petits.
Raire {le) ...... Bramement du cerf pendant le rut (rairê,
réer).
Randonnée Circuit que fait la bête de chasse dans
un même canton.
Recoquetage Seconde couvée des faisans ou perdrix.
Regalis Place grattée par le pied du chevreuil et
où il a fait sa nuit.
Rembuchement, . . . Rentrée de la bête dans le fort où elle se
remise.
Réposées Lieux où les bêtes fauves se reposent
pendant le jour.
Revenir de tête, ... Se dit des mâles des bêtes fauves quand
ils ont refait leur ramure.
Sanglier Laie; marcassin jusqu'à 6 mois, bé'es
rousses de 6 mois à i an, béies de compagnie de i an à a ans, ragot mâle de a à 3 ans, puis iiersan, quartan, passé 4 &ns solitaire ou vieux sanglier.
Saunières ...... Pain d'argile pétri de sel à l'usage des
bêtes fauves.
Souille Endroit boueux où le sanglier se vautre.
Taison, tesson .... Blaireau.
Terrier Retraite souterraine des renards, des blaireaux et des lapins.
Toucher (au bois) . . Voir Frayer (leur tête).
Trait Corde que l'on attache au collier du limier pour le maintenir.
Trôler Quêter au hasard, sans remettre, à la
billebaude.
Vautrait Équipage de chiens à courre le sanglier.
Viander Se dit des bêtes fauves qui vont en pâture.
Viandis Pâture des bêtes fauves.
Vriller ou vermiller . Action du sanglier qui fouille la terre pour
y chercher des insectes et des racines.
Voie Voir Foulée.
Volcelet Cris pour annoncer que l'on revoit du cerf
par corps.
Vol-ce-Vest Empreintes que les pieds des bêtes, fauves
laissent sur le sol.
Vol^-aller Empreintes du pied des animaux sans ramure : sangliers, loups, renards, etc.