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« En dehors de la ligne tenue a la main qui est relaie tivement peu productive, les engins les plus employés « sont :
« 1° Le pic, introduit d'Allemagne depuis cinq à six « ans seulement, tend k se substituer à tous les autres « procédés pour capturer la fera ; il remplace notam- « ment le grand filet flottant, sorte de senne, que Ton « traînait entre deux barques. Il consiste en une nappe « rectangulaire de loo mètres de long sur i5 mètres a de large dont la maille, moulée à o™,o5, doit être « travaillée avec un fil très fin et très résistant. Ce filet « fixe est posé verticalement à Taide de plombs et de « flotteurs qui le maintiennent k des profondeurs variâ- « blés : celles que Ton suppose être fréquentées par les « bandes de fera. Il se pose généralement le soir et se « relève le matin. Le poisson engage sa tête dans les « mailles, oii il est retenu par les ouïes. Les coups heuc( reux ramènent de 3oo k 4oo kilogr. de fera. Ce pro- « cédé, bien que très destructif, a l'avantage de laisser « passer le fretin ;
a 2° Le menier, petit filet k mailles de o",o3, analo- « gue au pic et que Ton pose sur fond pour prendre les « lottes ;
a 3° Le Jîl dormant, gigantesque ligne de fond de « deux kilomètres de longueur, garnie d'hameçons de « mètre en mètre. Il est destiné surtout k la capture « des lottes et des ombles de moyenne taille. Il reste
206 LA PÊCHE FLimALE,
« généralement tendu de vingt-quatre à quarante-huit « heures;
« 4° Uépervier-goujonnier, toléré seulement pour la « pèche des amorces ;
« 5° La traîne ou ligne traînante remorquée par un « canot souvent mû a la vapeur et conduit en grande « vitesse. A cette pèche, on prend surtout les truites et « les ombles de forte taille. »