COLLECTION DU MUSEE ZOOLOGIQUE
Cette collection renferme exclusivement des squelettes, et elle
est très nombreuse. Les grands squelettes ne sont pas abrités. Les autres sont placés dans des vitrines dont le fond est blanc. Les squelettes eux-mêmes sont montés sur des plateaux blancs : des cages de verre abritent les plus précieux. La collection, d’ailleurs considérable, n’offre aucune disposition saillante.
La collection anatomique proprement dite est fort soignée, disposée dans plusieurs salles distinctes. Mais l’anatomie comparée y est peu ou point représentée. Elle renferme encore les restes, et parmi ceux-ci quelques pièces humides bien conservées, des anciennes collections d’Albinus et de Sandifort. Le catalogue de ce dernier est à la disposition des visiteurs sur une table. On remarque des vitrines profondes à trois faces, appuyées contre la muraille, avec des tablettes de verre sur lesquelles les bocaux convenablement écartés se présentent bien. Pour les bocaux en particulier, l’écartement semble toujours une condition de bonne apparence.
Le sous-sol est en partie occupé par le bestiaire. L’installation , qui n’est que provisoire, m’a-t-on dit, ne paraît pas en somme excellente. Les chiens sont placés dans des cages dont le fond, horizontal en arrière, est incliné en avant. La portion horizontale est en bois, l’autre en zinc. L’expérience a démontré que l’animal fait toujours ses ordures sur celle-ci. Une rigole permet de recueillir les urines. Les lapins et les cochons cl’Inde sont dans une pièce bitumée, avec de la paille et de la tourbe mêlées dans un coin. Mais on ne peut les élever au delà d’un certain âge. Les grenouilles sont dans un grand nombre d’auges en brique disposées autour d’une pièce spéciale. Chaque auge est fermée en dessus par un grillage à charnières et à cadenas. L’eau coule constamment, et on la laisse dans les auges à une hauteur telle que la tête des animaux reste hors de l’eau.
GAÎND,
La collection d’anatomie de l’université, sous la direction de M. le professeur Plateau , est une véritable collection d’anatomie comparée à peu près comprise comme la collection huntérienne du collège des chirurgiens de Londres. Elle renferme peu de squelettes, peu de pièces d’ensemble. La plupart des préparations
représentent des portions d'appareils ou des organes isolés. Mais elle est remarquable par sa variété et les divers embranchements y sont représentés à peu près proportionnellement à leur importance. Le fond des vitrines est blanc pour les pièces sèches et humides; il est noir pour les os isolés.
Je remarque des estomacs desséchés, placés sur des planchettes verticales, comme celles qui sont en usage dans le musée de Rouen : seulement ces planchettes sont peintes en blanc, et le pied seul est noir.
Pouchet,
Professeur au Muséum.
Paris, ce ier décembre 1879.