‹ Chateaubriand: études littérairesChapitre 137 sur 154 · Lohjet et les avantages d'un culte établi · texte numérisé non relu

Lohjet et les avantages d'un culte établi

TlM''oloi;ion, ot Je suis prôt à reconnaître tout ce qu*on voudra. Si j'ai avancé des erreurs, je les désavoue. Je respectr aussi bien (jue le U. M. S. * la Religion et ses ministres. Je p«'nse comnie lui qu'un peuple d'Athées serait un p(Mi|)N^ d«' scélérats. Eu un mot, personne plus que moi n'«'st convaincu que la Révolution a été faite par des moyens cxécmblcs, et ne l'ai-jt» pas répété depuis la première jusqu'à la dernière page de mon livre! Si le R. M. S. et Ix'aucoup d'autres m'avaient lu avec un peu d'attention, ils auraient vu qu'au fond j'étais essentiellement de leur avis : alors, on n'aurait pas prêché contre un ouvi*age qu'on voulait décrier. Prêcher, c'est sonner le tocsin, c'est assembler des lecteurs.

Que si le R. M. S. s'est alarmé des louanges, très peu méritées sans doute, que le Monthly Revieiv a données à V Essai, M. S. aurait dû remarquer, le tout pour sa tranquillité, que tout eu comi)arant mon style à celui de Bernardin (le Saint-Picn-e, les rédacteurs n'ont pas laissé de relever amèrement ce même i)assage qui a si fort offensé mon vertueux admoniteur. D'ailleurs le Critical Review n'a-t-il pas chanté la palinodie? Le public avait donc à la fois le l»oison ot le contre-i>oison.

II (Ml est de même des Universités. Un révérend ministre d'Oxlnrd s'est donné la peine de me faire passer une leçon* j'ai rtîru au contraire de Cambridge la lettre la plus flatteuse, lin autre ministre m'écrit pour me complimenter sur l'article même que désapprouve M. Symons, Je le demande à mon respectable Aristarque : Que dois-je penser d'apiès toutes ces contradictions? Ah ! sans doute, ce qu'il I)(;nscra lui-même : Qu'il faut se contenter d'être simples de cœur, amis des malheureux, adorateurs de celui qui voit et ju^^e les hommes, et laisser les disputes d'opinion à ceux qui s'occupent de son^^es.

Je viens aux hîttres Françaises. Elles contiennent presque toutes (le grands élog(îs ou beaucoup d'avis. Je ne m'enorj^'ueiliis point des louanj^'es ; je remercie des conseils. J'ai aussi reçu des injures anonymes, par la poste. J'assure le monsieur aux injures (jue je n'en conserve pas le moindre ressentiment. J'ai lu ses injures. Eh ! bon Dieu! que de sot-

Page 1