Rev. Mr. Symons
lises n'est-on pas forcé de lire tous les jours, dans le siècle où nous sommes ! Et pourquoi celles de ce monsieur n'auraient-elles pas leur tour, tout comme les autres? Je ne sais plus si c'était Chamfort, ou M. de la Harpe, ou Fontanes, un jour que je dînais chez ce dernier, qui me disait sérieusement qu'un certain homme était mort de bêtise. mon pauvre correspondant ! Vulnus alis venis.
J'espère qu'on sera satisfait de cette réponse et qu'on voudra bien désormais me laisser tranquille. Je vis de mon travail. Quand je suis obligé de lire beaucoup de petits papiers, cela me fait perdre de grandes heures. D'ailleurs, les ports de lettres sont chers.
{Paris, journal de M. Pelticr^, 10 juillet 1797; t. XIII, p. G44-646.)
Une autre lettre plus connue de Chateaubriand ost celle qu'il adressa ap Pnblicisie et au Journal (/es Dchals du 10 germinal an IX (1" avril 1801), pour annoncer la prochaine publication à'Atala^ et qu'il a reproduite dans un certain nombre des éditions à'Atala et du Géîile du Christianis7ne, Mais dans ces diverses éditions. Chateaubriand, je l'ai déjà dit, sans prévenir son lecteur, a fait subir de nombreuses corrections à son texte primitif. Il a paru intéressant de reproduire ici tout entier le
1. C'est aussi dans le journal de Peltier, sous la date du H dé- (•eml)re 17^7, qu'a paru pour la première fois une pièce de vers que Chateaubriand a réimprimée plus tard dans la collection (le ses Œuvres complètes (édition de 1826, t. XXII), et qu'il avait intitulée les Tombeaux champêtres, Elégie imitée de Gray (« par M..', de S. Malo, auteur de VEssai sur les Révolutions anciennes et modernes », disait mystérieusement le journal).
texte (lu Journal des Débats avec les variantes du texte courant (lu'on a rejetées en note. On a eu sous les veux la «luatrième édition du Génie du (.'hristlfitu'snir (î) vol. in-18, Lyon, Ballanche père et lils, an XI II- 1 80 1), la première qui ait donné le toxto corrigé (t. I, p. xiii-xiv, note). Les passages mis entre crochets ont été supprimés dans cette édition et celles qui ont suivi.
Au rédacteur.
Ciloy«îii, dans mon ouvrage sur le Génie du Christianisme ou les lieautés ituéliques et momlea] de la religion chrétienne, il si; trouve une section * entière consacrée à {apoétique du chri^lianisnie. Celte section* se divise en trois parties': poésie, bi'îiux-arls, littérature ^ Xes trois parties sont terminées par une quatrième, sous le titre iV \llarmonies de la relii/ion a ta les scènes de la nature et les passions du cœur humain. Dans c(.'lte partie"' j'examine plusieurs sujets qui n'ont pu entrer dans les i)iécédentes", tels que les effets des ruines izothiquiis comparées aux autres sortes de ruines, l«,'s sites des monastères dans les solitudes', [le côté poéti(iue lie cette religion populaire qui plaçait des croix aux carrtirours des chemins dans les forôts, qui mettait des images de vierges et do saints à la garde des fontaines et des vieux ormeaux; qui croyait aux pressentiments et aux fanttwnes, elc. , (îtc. Cette partie est terminée par un roman '^ intitulé : Atala ou les amours de deux sauvages dans