LIVRE III (suite
Qu'ils soient dignes de leur gloire....
(Éd. Ladvocat, 1. 1, p. 194;
— éd. Didot, t. III, p. 383.)
Ils ont allumé le feu de la colère du Seigneur...,
(Éd. Ladvocat, 1. 1, p. 194;
— éd. Didot, t. III, p. 383.)
Satan sera déchaîné sur la terre....
(Éd. Ladvocat, 1. 1, p. 194;
— éd. Didot, t. III, p. 383.)
Ils seront punis....
(Éd. Ladvocat, t. I,p. 195;
— éd. Didot, t. III, p. 383.)
Celui qui doit expier leurs crimes par un sacrifice volontaire est depuis longtemps marqué dans la pensée de VÉtemeL...
(Éd. Ladvocat, 1. 1, p. 195;
— éd. Didot, t. III,
Dans la l" édition, après la phrase qui se termine par ces mots : « ... choisies dans mes conseils », figure le passage suivant, qui a été supprimé dans la 3" édition et suiv., mais dont plusieurs phrases, plus ou moins modifiées, ont été reprises dans la S*" éd. et suiv. (voir plus loin, p. 227, au livre III, le passage qui commence par : « Ces destinées de l'Eglise... »)
Je vais déchaîner Satan sur la terre....
(!••« éd., t. I, p. 85.)
Ils doivent être punis....
(l"-^ éd., t. I, p. 85.)
Les victimes sont choisies dans mes conseils.
(l*-*^ éd., t. I, p. 85.)
220 CHATEALBRIAND.
Ainsi parla celui qui s'appelle le Seigneur, celui dont la colère monte comme la fumée d'un vast6 incendie, celui qui a mesuré les eaux de Tabîme dans le creux de sa main, et [)esé les cieux dans sa balance. Le Modérateur divin qui surpasse en beauté tous les enfans des hommes, le Fils, qui seul avec l'Esprit, demeureroit encore quand le reste des êtres se seroit évanoui devant la fureur de Jéhova, le Dieu de mansuétude et de paix répondit au Dieu fort et terrible :
« Père des aiïnées éternelles, que votre volonté soit faite ! Votre bonté marche avec votre justice ; avec la persécution, vous annoncez le triomphe. Je le vois, l'holocauste du saint évoque dont les soupirs sont montés jusqu'à vous, ne sufUt point à votre colère; le prince destiné à planter ma croix sur le trône, ne peut aussi tomber en sacrifice pour ses frères : car les voies de salut ne sont point changées. Vous n'aurez point cherché les défenseurs de ma loi parmi les hommes décorés du bandeau royal ; je n'ai point porté la pourpre, je ne suis point né dans le sein de la grandeur au milieu des fils d'Adam; j'ai passé de l'obscurité au supplice, et mon sang a racheté les hommes. >
Le Rédempteur se tut. Le Père reprit la parole : sa voix ressemblait au roulement majestueux de la foudre qui commence à gronder sur de nombreux bataillons, prêts à se livrer un combat furieux; le signal est suspendu : moitié dans la lumière du soleil, moitié sous l'ombre croissante, les cohortes demeurent immobiles; aucun souffle de l'air ne fait flotter les drapeaux qui retombent affaissés sur la main qui les porte; on n'entend que le frémissement des chevaux qui hennissent au bruit du tonnerre; les mèches embrasées fument, inutiles auprès du bronze muet, et les guerriers, frappés du feu de l'éclair, écoutent en silence la voix des orages.
« Verbe égal à l'Esprit qui procède du Fils et du Père, vos conseils, dit l'Éternel, ne peuvent s'écarter des miens : je vais les révéler aux cieux. Que les cieux se préparent à exécuter mes ordres. Je couronnerai... »
(l'-'^ éd., 1. 1, p. 8o-87; — cf. éd. Ladvocat, 1. 1, p. 193; — éd. Didot, t. 111, p. 383.)
LES VARIANTES DES « MARTYRS »