ACTE II , SCÈNE I
LE QUAKER
Il y a quelque chose de bien puëril dans ta crainte. Tu n'es que sauvage , et tu seras pris pour un criminel si tu continues.
Oh mon Dieu! pourquoi suis-je sorti avec TOUS ? Je suis certain qu'il m'a vu.
LE QUAKER
Je l'ai TU souvent venir ici après ses parties de chasse.
Lui ?
LE QUAKER
Oui lui , avec de jeunes lords de ses amis.
Il est écrit que je ne pourrai poser ma tête nulle part. Toujours des amis !
LE QUAKER
Il faut être bien malheureux pour en venir à dire cela.
68 CHATTEBTOII.
CHATTERTON , avec humeur.
Vons n'avez jamais marché aassi lentement qa'aojourdliui.
LE QUAKER
Prends-toi à moi de ton désespoir. Pauvre enfant I rien n'a pu t'occnper dans cette promenade. La nature est morte devant tes yeux.
Croyez-vous que mistress Bell soit très-pieuse ? Il me semble lui avoir vu une Bible dan» les mains.
LE QUAKER , brusquement.
Je n'ai point vu cela» C'est une femme qui aime ses devoirs et qui craint Dieu. Mais je n'ai pas vu qu'elle eût aucun livre dans les mains.
A part.
Ou ya-t-il se prendre ! à quoi ose-t-il penser ? J'aime mieux qu'il se noie que de s'attacher à cette branche.
— C'est une jeune femme très-froide, qui n'est émue que pour ses enfans , quand ils sont malades. Je la connais depuis sa naissance.