ACT« H , SCÈNE I
Je gagoraÎB oent livras sterling que cette rencontre de lord Talbot ipe portera malheur.
L£ QUAKER
Gomment serait-ce possible ?
Je na sais comment cela se fera , mais vous verre* si cçla manque. — Si cette jeune femme aimait un homme , il ferait mieux de se faire sauter la cervelle que de la séduire. Ce serait affireuxy n'est-ce pas ?
LE QUAKER
N'y aura-t-il jamais une de tes idées qui ne tourne au désespoir?
Je sens autour de moi quelque malheur inévitable. J'y suis tout accoutumé. Je ne résiste plus. Vous verrez cela ; c'est un curieux spectacle. — Je me reposais ici ; mais mon ennemie ne m'y laissera pas.
LE QUAKER
Quelle ennemie ?
70 CHATTBRTOIf.
Nommez-la comme vousToadrez , la fortune, la destinée ; qae sais-je , moi ?
LE QUAKER
Tu t'écartes de ta religion.
CHATTERTON va â lui et loi prend la main.
Vous ayez peur que je ne fasse du mal iéi?
^ — Ne craignez rien. Je sais inoffisnsif comme les enfans. Docteur, tous avez tu quelquefois des pestiférés ou des lépreux ? Votre premier désir était de les écarter de Fbabitation des hommes. — Écartez-moi , repoussez-moi , oa bien laissez*moi seul ; je me séparerai moimême plutôt que de donner à personne la contagion de mon infortune.
Gris , et coups de fouet d'une partie de chasse finie.
Tenez , voilà comme on dépiste le sanglier solitaire !
ACTB II, 8CÈNB II. 71