ACTE n, BCÈlfE III
LORD TALBOT
Oh ! maître John Bell , c'est une timidité dont il faut la corriger. Ce n'est pas hien. Allons Chatterton, qiie diable, corrige-la, toi aussi, eorrige-la.
LE QUAKER , sans se lever.
Jeune homme , depuis cinq minutes que tu es ici , tu n'as pas dit un mot qui ne fût de trop.
LORD TALBOT
Qu'est-ce que c'est que ^? Quel est cet animal sauvage?
JOHN BELL
Pardon, mylord , c'est un Quaker.
Rires joyeux.
LORD TALBOT
C'est vrai. Oh! quel bonheur! un Quaker !
Le lorgnant.
Mes amis , c'est un gibier que nous n'avions pas fait lever encore.
Eclats de rires des lords.
CHATTERTON , va vite à lord Talbol.
A demi-voix.
Georges , tout cela est bien léger ; mon ca^'
78* CKATTERTOfr.
ractère ne s'y prête pas... Tu sais cela, souviens-toi de Primerose-Hill ! . . , J'aurai à te parler à ton retour de la chasse.
LO&D TiLLBOT ,. consterné.
Ah ! si tu veux jouer encore du pistolet ; comme tu voudras! Mais je croyais t'a voir fait plaisir, moi. Est-ce que je t'ai affligé? Ma foi , nous avons bu un peu sec ce matin. — Qu'est« ce que j'ai donc dit , moi. J'ai voulu te mettre bien avec eux tous. Tu viens ici pour la petite femme , hein? J'ai vu ça , moi.
Ciel et terre ! Mylord , pas un mot de plus..
LOaD TÂLBOT.
Allons! il est de mauvaise humeur ce matin.
Mistress Bell , ne lui donnez pas de thé vert , il me tuerait ce soir, en vérité.
KITTY BELL , à part.
Mon dieu ! comme il rae parle effrontément f
LORD LÂUDERDÀLE, vient serrer la main \ CLatterlon.
Par dieu ! je suis bien aise de vous connaître f vos vers m'ont fort diverti.