‹ Chatterton: drameChapitre 46 sur 80 · ACTB III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTB III, SCÈNE II

d*agréahles bouffonneries sur le récit de ta mort , et ce qu'ils n'auraient jamais pu accomplir, tu le fais pour eux ; tu t'effacçs. Tu fais bien de leur laisser ta part de cet os Tide de la gloire que vous rongez. C'est généreux.

Vous me donnez plus d'importance que je n'en ai. Qui sait mon nom ?

LE QUAKER » à part.

Cette corde vibre encore. Voyons ce que j'en tirerai.

À Chatterton.

On sait d'autant mieux ton nom , que tu l'as voulu cacher.

Vraiment? Je suis bien aise de savoir cela.

— £h bien! on le prononcera plus librement après moi.

le; quaker, à part.

Toutes les routes le ramènent à leur idée fixe.

Haut.

Mais il m'avait semblé ce matin que tu espérais quelque chose d'une lettre?

Oui , j*avais écrit au lord-maire , monsieur Beckford , qui a connu mon père assez intimement. On m*ayait souvent offert sa protection, je l'avais toujours refusée parce que je n'aime pas être protégé. — Je comptais sur des idées pour vivre. Quelle folie ! — Hier elles m'ont manqué toutes; il ne m'en est resté qu'une, celle d'essayer du protecteur.

Monsieur Beckford passe pour le plus honnête homme et l'un des plus éclairés de Londres. Tu as bien fait. Pourquoi y as-tu renoncé depuis ?

Il m'a suffi depuis de la vue d'un homme.

LE QUAKER

Essaie de la vue d'un sage après celle d'un fou. — Que t'importe ?

£h! pourquoi ces retards? Les hommes d'imagination sont éternellement crucifiés , le sarcasme et la misère sont les clous de leur croix.

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