ACTE m, SCÈNE IV. 12lS
LORD TÀLBOT.
Il n'y faut pas songer ; je donnerai tout à son insa ; mais sa tranquillité , la comprenezvous?
LE QUAKEK.
£t sa fierté , ne la çomprends-tu pas ? toi , ami!
LORD TALBOT
Eh ! monsieur, je le connaissais avant vous , je veux le voir. — Je sais comment il faut lui parler. Il faut le forcer de s'occuper de son avenir.... et, d'ailleurs, j'ai quelque chose à réparer.
JOHN BELL
Diable ! diable ! voilà une méchante affaire ; à le voir si bien avec vous, mylord, j'ai cru que c'était un vrai gentleman , moi ; mais tout cela pourra faire cbez moi une esclandre. Tenez , franchement , je désire que ce jeune homme soit averti par vous qu'il ne peut demeurer plus d'un mois ici , mylord.
LORD TALBOT
N'en parlons plus , monsieur ; j'espère , s'il a
la, bonté d'y venir, que ma maison le dédommagera de la vôtre.
KITTY BELL revient timidement.
Avant que sa seigneurie ne se retire, j'aurais voulu lui demander quelque chose, avec la permission de M. Bell.
JOHN BELL, se promenant brusquement au fond de
la chambre.
Yous n'avez pas besoin de ma permission.
Dites ce qui vous plaira.
KITTY BELL
Mylord connaît-il M. Beckford , le lord-maire de Londres?
LORD TÀLBOT.
Parbleu, madame, je crois même que nous sommes un peu parens ; je le vois toutes les fois que je crois qu'il ne m'ennuiera pas, c'est-à-dire une fois par an. — Il me dit toujours que j'ai des dettes , et pour mon usage je le trouve sot ; mais en général on l'estime.
KITTY BELL
Monsieur le docteur m'a dit qu'il était plein de sagesse et de bienfaisance.