ACTE III, S6ÈNE TI
JOHN BELL
Les femmes ont des accès de folie inexplicables !
LE QUAKER , ù part.
La mère donne à ses enfans un baiser d'a-^ mante sans le savoir.
M. BEGKFORD , parlant haut.
Ah ! ah ! voici, je crois, tous ceux que je cherchais réunis. Ah ! John Bell , mon féal ami, il fait bon vivre chez vous , ce me semble ! car j'y vois de joyeuses figures qui aiment le bruit et le désordre plus que de raison. — Mais c'est de leur âge.
JOHN BELL
Mylord , Totre seigneurie est trop bonne de me faire Thonneur de venir dans ma maison une seconde fois.
M. BEGKFORD.
Oui, pardieuy Bell, mon ami; c'est la seconde
fois que j'y viens ah! les jolis eufans que
voilà !... Oui, c'est la seconde fois ; car la première ce fut pour vous complimenter sur le bel établissement de vos manufactures , et aujour-
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d'hui je trouve cette maison nouvelle plus belle c[ue jamais : c'est votre petite femme qui Tadministre, c'est très bien. — Mon cousin Talbot, vous ne dites rien ! je vous ai dérangé, Georges, uous étiez en fête avec vos amis, n'est-ce pas? Talbot , mon cousin , vous ne serezjamais qu'un libertin, mais c'est de votre âge. *
LORD TALBOT
Ne vous occupez pas de moi , mon cbeîr lord.
LORD LÀUDERDÀLE.
C'est ce que nous lui disons tous les jours , mylord.
M. BECKFORD
Et vous aussi, Lauderdale, et vous, Kingston? toujours avec lui ? toujours des nuits passées à cbanter, à jouer et à boire? Vous ferez tous une mauvaise fin ; mais je ne vous en veux pas , cbacun a le droit de dépenser sa fortune comme il l'entend. — John Bell, n'avez- vous pas chez vous un jeune homme nommé Chatterton , pour qui j'ai voulu venir moi-même ?
C'est moi , mylord , qui vous ai écrit.