ACTE m, SCÈRE VII
O mon aine, je t'avais vendue ! je te rachète avec ceci.
Il boit l'opium.
— Skirner sera payé ! — Libre de tous ! égal à tous à présent ! — Salut, première heure de repos que j'ai goûtée ! — Dernière heure de ma vie , aurore du jour éternel , salut ! — Adieu humiliation , haines , sarcasmes , travaux dégradans, incertitudes, angoisses, misères, tortures du cœur , adieu ! quel bonheur , je vous dis adieu ! — Si l'on savait ! si l'on savait ce bonheur que j'ai , on n'hésiterait pas si longtemps ! — mort , Ange de délivrance , que ta paix est douce ! j'avais bien raison de t'adorer, mais je n'avais pas la force de te conquérir. — Je sais que tes pas seront lents et sûrs. Regardemoi , Ange sévère , leur ôter à tous la trace de mes pas sur la terre.
II jelte au feu tous ses papiers.
Allez, nobles pensées écrites pour tous ces ingrats dédaigneux , purifiez - vous dans la flamme et remontez au ciel avec moi !
Il lève les yeux au ciel et décUire lentement ses poèmes, dans l'attitude grave et exaltée d'un boœme c^ui fait un sar orifice solennel.
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