SCÈNE VIII
CHATTERTON, KlTTY BELL.
Kitiy belL s >rt Internent de .sa chambre,
rue, ubsLi'v; Cliailci tjn , et va se placer
entre la clieminee et lui. — IL cesse tout- à -coup de déchirer ses papiers.)
KITTY BELL , à part.
Que fait-il donc ? je n'oserai jamais lui parler! (Vue brûle-t-ii ? cette flamme me fait peur; et son visage éclairé par elle est lugubre. . (A Chatterton.) N'allez-vous pas rejoindre rnylord ?
chatterton , laisse tomber ses papiers; tout son corps frémit.
Déjà ! — Ah ! c'est vous ! — Ah! madame ! à genoux! par pitié! oubliez-moi.
KITTY BELL
Eh ! mon dieu !poui quoi cela? qu'avez vous , fiait?
Je vaispartir. — Adieu ! — Tenez; madame, il ne faut pas que les femmes soient dupes de nous plus long-temps. Les passions des poètes n'existent qu'à peine. On ne doit pas aimer ces gens-là; franchement ,ils n'aiment rien; ce sont tous des égoïstes. Le cerveau se nourrit aux dépens du cœur. INe les lisez jamais et ne les voyez pas ; moi , j'ai été plus ïnauvais qu'eux tous.
KITTY BELL
Mon dieu! pourquoi dites-vous : j'ai été ? CHATTERTON.
Parce que je ne veux plus être poète ; vousle voyez, j'ai déchiré tout. — Ce que je seraine vaudra guère mieux, mais nous verrons. Adieu! — Ecoutez-moi !... Vous avez une famille charmaule / aimefc-YQUs vos eoians ?
un
KITTY BELL
lus qtie nia vie assurément.
imez donc votre vie pour ceux à qui vous ez donnée.
KITTY BELL, 'élas î ce n'est que pour eux que je l'aime,
CHATTERTON, ih l quoi de pins beau dans le monde , ù ty Bell î Avec ces anges sur vos genoux , îs ressemblez à la divine charité.
KITTY BELL
\s me quitteront un jour. ^