CHATTERTON , LE QUAKER.-, JOHN BELL , KITTY BELL
john bell , à sa femme.
Vous avez mal fait, Kitty. de ne pas me dire que celait un personnage de consiueration. {Un domestique apporte un ihé.)
KITTY BELL
En est-il ainsi ? En vérité , je ne le savais pas.
JOHN BELL
De très-grande considération. Lord Taîbot m'a fait dire que c'était son ami, et un homme distingué qui ne veut pas être connu.
KITTY BELL
Hélas! il n'est dune plus malheureux! — J'en suis bien aise. Mais je ne lui parlerai pas , je m'en vais.
JOHN BELL
Restez, restez. Invitez-le à prendre le thé avec le docteur en famille 3 cela fera plaisir à
(Il va s'asseoir à droite près de la table à thé.) LE quaker , à Chatterton qui fait un mouvement pour se retirer chez lui.
"Non, non, ne t'en va pas , on parle de toi.
kitty bell , au quaker.
Mon ami, voulez-vous avoir la bonté de lui demander s'il veut déjeûner avec mon mari et mes enfans?
LE QUAKER
Vous avez tort de l'inviter, il ne peut pas souffrir les invitation s.
KITTY BELL
Mais c'est mon mari qui le veut*
le quaker , à Chatterton.
Sa volonté est souveraine. — Madame invite son hôte à déjeûner, et désire qu'il prenne le thé en famille ce matin.. ( A part. ) Il ne faut
pas accepter; c'est par ordre de son man qu'elle fait cette démarche, mais cela lui déplaît.
john bell , assis , lisant le journal , s'adresse à Kitty.
L'a-t-on invité ?
KITTY BELL
Le docteur lui en parle.
chatterton , au quaker.
Je suis forcé de me retirer chez moi.
LE QUAKER , à Kitty.
Il est forcé de se retirer chez lui.
kitty bell , à John Bell.
Monsieur est forcé de se retirer chez lui.
JOHN BELL
C'est de rorgeuil:il croitnoushonorer trop. (// tourne le dos et se remet à Lire.) chatterton , au quaker.
Je n'aurais pas accepté j c'était par pitié qu'on m'invitait.
(Il va vers sa chambre, le quaker le suit et le retient.— Ici un domestique amène les enfans et les fait asseoir à table. Le quaker s'assied au fond, Kitty Bell à droite, John Bell à gauche, tournant le dos à la chambre, les enfans près de leur mère.)