‹ Chaudières marines: cours de machines à vapeur professé à l'École dChapitre 18 sur 80 · OS^.V · texte numérisé non relu

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entre la paroi du foyer et le barreau voisin, afin d'éviter l'afflux d'air et l'élévation de température en cet endroit.

Sur les chaudières Belleville, on a longtemps employé un système de grille formé de barreaux minces, travaillés suivant un contour brisé et assemblés deux à deux par des rivets. La figure 25 représente un groupe de deux barreaux ; le passage de l'air se fait par les intervalles hexagonaux que l'on voit sur le plan d'ensemble (fig. 25 bis).

MM. Niclausse ont adopté des grilles à barreaux extrêmement rapprochés : le jeu laissé pour le passage de l'air n'est que d'un à deux millimètres. La largeur des barreaux est d'un centimètre.

Fig. 26

Kg.

26 bU

Les talons des barreaux reposent toujours sur des sommiers formés de deux traverses, ou barres entretoisées, séparées par un vide ; à l'avant, ils reposent sur une sole en fonte pleine, assez large pour qu'il n'y ait pas de combustion auprès de la porte. Les sommiers et la sole sont supportés par des cadres en cornières rivés au foyer (fig. 26 et 26 bis).

On emploie, en Amérique, des grilles secouables de divers modèles qui facilitent le travail des feux, et qui ont été empruntées par la marine aux locomotives américaines.

La grille s'arrête, à l'arrière, à un autel établi sur une armature en fonte ou en acier moulé (fig. 7 à 11); l'autel retient le charbon, relève la flamme, ferme le fond du cendrier; il est souvent percé de trous pour le passage de l'air.

§ 3. — Du tirage natureL

30. — Calcul de la dépression qui produit le tirage, et de la vitesse qui y correspondrait dans un circuit non résistant. — Le tirage est dû à la différence, entre le poids de la colonne d'air chaud intérieure, du dessus

de la grille au sommet de la cheminée, et le poids de la colonne d'air atmosphérique correspondante à l'extérieur.

La dépression intérieure, résultant de cette différence de poids et des conditions du mouvement, se mesure, en général, non au-dessus de la grille, mais dans la boite à fumée. L'instrument employé est un petit manomètre à eau, soumis, dans une de ses branches, à la pression intérieure, et dans l'autre à la pression atmosphérique; par suite, la dépression, que l'on nomme usuellement le tirage, est exprimée en millimètres d'eau.

La colonne gazeuse de la cheminée étant à une température voisine de 300**, son poids spécifique est à peu près la moitié de celui de l'air froid. La dépression à la base de la cheminée, en considérant le mouvement comme uniforme à partir de ce point jusqu'au sommet, est donc

^ H, si on l'exprime en hauteur d'air, et que H soit la hauteur de la

cheminée ; cette même dépression, exprimée en millimètres d'eau au lieu de mètres d'air, sera :

(^) *=|HXi^X1000=iHx| = |H.

Ainsi, à la base d'une cheminée ayant 20 mètres, 15 mètres, 10 mètres de hauteur, ou bien à 20 mètres, à 15 mètres, à 10 mètres au-dessous de l'orifice supérieur d'une cheminée renfermant une colonne gazeuse d'une température uniforme de 300**, se mouvant sans rencontrer de résistance, les dépressions en millimètres d'eau seront respectivement, 13 millimètres, 10 millimètres, 7 millimètres.

Considérons maintenant les vitesses variables de la colonne d'air en ses différents points, les résistances passives étant toujours supposées nulles. Soient V^ et V, les vitesses en mètres, en deux points situés sensiblement à la même hauteur, entre lesquels il n'y a pas de cause de résistance au mouvement; soient h^ et A, les dépressions en ces deux points, toujours exprimées en millimètres d'eau; soient enfin 5^, S, les poids spécifiques du gaz par rapport à l'air. Entre V^, V„ A^, A„ on a la relation connue sur les pertes de charge, qui sont ici les augmentations de dépression,

(2) 8,Jj'-8.|^*=l,8(A.-A.)

OU simplement, en employant la notation des différences :

ou, encore approximativement, en remplaçant g par 10,

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