‹ Chaudières marines: cours de machines à vapeur professé à l'École dChapitre 19 sur 80 · AV«=62AA · texte numérisé non relu

AV«=62AA

pour le mouvement de l'air froid, avec 8 = 1, on aurait :

Si, par exemple, nous considérons la rentrée d'air froid dans le foyer, parles orifices lui donnant un accès direct à peu près sans résistance, nous trouvons, pour une dépression AA de 10 millimètres dans le foyer, V= 16™,l;pour la dépression de 13 millimètres, nous aurions encore V = 18",40. Ces chiffres ne sont applicables qu'aux rentrées d'air directes au-dessus des grilles, quand elles sont assez faibles pour ne pas diminuer la valeur de h. Quand on ouvre la porte des foyers, l'afflux d'air augmente la résistance à travers les faisceaux tubulaires, boîtes à fumée, cheminée, etc., en même temps qu'il abaisse la température; la dépression au-dessus de la grille diminue donc beaucoup, et l'air n'y entre pas avec la vitesse voisine de 17 mètres indiquée par la formule (4).

31. — Vitesse réelle de la colonne gazeuse. Résistance des diverses parties du circuit. Section des passages.-- Si nous considérons maintenant l'entrée de l'air par les portes des cendriers, nous trouvons que la formule (4) ne lui est nullement applicable, même à titre d'approximation. On a observé, par exemple, que la vitesse d'entrée d'air dans les cendriers est de 3°*,88, pour une dépression de 13""°,1 dans la boîte à fumée correspondant à une dépression de 11 millimètres environ dans le fourneau; or les vides entre les carreaux de grilles représentent 60 % environ de la surface de grille, soit trois fois la section de la porte des cendriers; la vitesse moyenne de passage d*air entre les barreaux de grilles n'est donc que de 1",30 environ. Si on calcule la dépression correspondant à la vitesse de 3™,88, on trouve :

A A = Ëi^ = O'-^ôS

fraction extrêmement faible du tirage total.

A la base de la cheminée, la vitesse de la colonne est beaucoup plus grande, parce que la section de la cheminée est moindre que celle des cendriers, et que le volume des gaz est augmenté par là dilatation; le

poids de la colonne a été, de plus, augmenté de celui du charbon brûlé. Supposons la section de la cheminée égale aux trois quarts de celle des cendriers; le volume des gaz a doublé à la température de 300"; la vitesse est donc 2,66 fois celle à l'entrée des cendriers; l'augmentation de poids, qui atteint à peine un vingtième, est négligeable. La valeur de A/t, correspondant à la vitesse imprimée à la base de cheminée, peut ainsi atteindre :

0»'»,58 X 2,26* = 4«M environ.

La fraction du tirage de la cheminée, employée à vaincre l'inertie de la colonne gazeuse, et à lui imprimer sa vitesse, est en réalité presque négligeable, en présence de la fraction employée à vaincre les résistances passives dont nous n'avons pas parlé jusqu'ici. En négligeant la résistance très faible à l'entrée de l'air dans les cendriers,la répartition d'un tirage total de 13 millimètres, à travers les diverses parties d'une chaudière tubulaire à retour de flamme, se fait de la manière suivante :

Rësistance de la cheminée et des conduits de famée. • . 0^*6

Résistance du faisceau tubulaire 2,6

Résistance de la boîte à feu, autel et fourneau • . . • 1*4

Résistance d'une grille modérément chargée 7,8

Tirage utilisé à vaincre l'inertie de l'air f 6

Total 18"^

Dans ce tableau, le tirage total de 13 millimètres correspond à la hauteur totale de la cheminée mesurée au-dessus des grilles, en négligeant les différences de tirage ou de dépression, provenant du changement de hauteur quand on passe de la grille à la boîte à fumée. Les dépressions réellement observables au manomètre à eau seraient : O^l'^fi dans le cendrier, 8"r,4 dans le fourneau, 9"/",8 à l'entrée des tubes, et enfin ii'^l'^fi à la sortie des tubes dans la boite à fimiée où on la mesure généralement.

Dans la réalité, la colonne gazeuse n'a point, à travers la chaudière, le mouvement presque uniforme, ou, tout au moins régulier, que supposent les calculs élémentaires. Les dilatations violentes, qui augmentent dans le rapport de 1 à 5 le volume des filets gazeux traversant le fourneau, la contraction qui les ramène ensuite du volume 5 au volume 2, supposent, dans les dépressions, des variations brusques, tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre, qui peuvent atteindre des valeurs comparables à celle du tirage total. Les variations locales échappent à toute évaluation. Pour l'ensemble du mouvement, on peut considérer avec intérêt le tableau suivant, relatif, comme le précédent, à la chaudière tubu-

laire à retour de flamme; on pourrait même en déduire les valeurs de ^h correspondant aux cliangements de AVV

DftSIONATION DES PASSAGES

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