SCENE X
LÉ LIE, MASCARiLLl, Mascarilli. '
C’est être officieux , et très fort , ou je meure i
Ma foi! sans moi, l’argent étoit perdu pour lui. Mascarille.
Certes, vous faites rage, et payez aujourd’hui D’un jugement très-rare et d’un bonheur extrême! Nous avancerons fort , continuez de même.
Qu*est-cc donc ? qu’ai-jc fait ?
Mascarille,
Le sot, en bon François.
Puisque je puis le dire , et qu’enfin je le dois.
11 sait bien l’impuissance où son perc le laisse;
Qu’un rival, qu’il doit craindre, étrangement nous presse :
Cependant , quand je tente un coup pour l’obliger , Dont je cours moi tout seul ia honte et le danger...
COMÉDIE
L É L 1 £ , Viluerrompaat»
Quoi ! c’dcoit?
Mascarille.
Oui , bourreau ! c’etoit pour h captive Que j’attrapois l’argent dont votre soin nous prive.
S’il est ainsi , j’ai tort i mais qui l’eût deviné ?
Il falloit , en effet, être bien raffiné!
Tu me devois par signe avertir de raffairc.
Mascarille.
Oui , je devois au dos avoir mon luminaire!...
Au nom de Jupiter, laissez-nous en repos.
Et ne nous chantez plus d’iinpertincns propos.
Un autre après cela quitteroit tout, peut-être î M ais j’avois médité tantôt un coup de maître ,
Donc, tout présentement, je veux voir les effets ,
A la charge que si...
L il L I E , l'interrompant.
Non, je te le promets.
De ne me mêler plus de rien dire ou rien faire. Mascarille.
Allez donc; votre vue excite ma colère I
Mais, sur-tout , hâte toi , de peur qu’en ce dessein...^ Mascarille, l’interrompant.
Allez , encore un coup } j’y vais mettre la main,
( L^Iie s'ea va, )
«» L’ÈTOURDI SCENE XI.
MASCARILLt, leut.
M ENONs bien ce projet. La fourbe sera fine.
S’il faut qu’elle succédé ainsi que j’imavjine. Allons voir... Bon! voici mon homme justement.