‹ Chef-d'œuvres de MolièreChapitre 20 sur 127 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

tÉLIE, MASCAKILLE.

Mascariilb.

A. vos deiirs, enfin, il a fallu se rendre:- Malgré tous messermcns, je n’ai pu in’en défcndttî Et , pour vos intérêts que je voulois laisser.

En de nouveaux périls viens de m’embarrassert Je suis ainsi facile ; et si de Mascarille Madame la nature avoit fait une fille.

Je vous laisse à penser ce que ç’aurois étéî..*

Toutefois, n’allez pas, sur cette sûrete,

Donner de vos revers au projet que je tente’.

Me faire une bévue, et rompre mon attente.

Auprès d’Anselme encor nous vous excuserons,^

Pouff en pouvoir tirer ce que nous desironsi..

Mais si dorénavant votre imprudence éclate.

Adieu, vous dis, mes soins pour l’espoir qui vousfiatte^-

Kon , je serai prudent, te dis-je i ne. crains rien:.

Xu verras seulernenc,^

tt L'ÉTOURDI.

Mascarillz.

Souvcnci-vous-cn bien.

y*ai commencé pour vous un hardi stratagème*

Votre perc fait voir une paresse extrême A rendre par sa mort tous vos désirs contons »

Je viens de le tuer ( de parole, j’entends. )

Je fait courir le bruit que d’une apoplexie.

Le bon homme surpris a quitté cette vie. *

Mais avant , pour pouvoir mieux feindre ce trépas»

J’ai fait que vers sa grange il a porté ses pas.

On est venu lui dire, et par mon artifice.

Que les ouvriers qui sont après son édifice,

Parmi les fondemens qu’ils en jettent encor,

Avoient fait , par hasard , rencontre d’un trésorw Il a vole d’abord ; et comme à la campagne Tout son monde à présent, hors nous deux , Taccom-» pagne.

Dans l’esprit d’un chacun je le tue aujourd’hui »

Et produis un fantôme enséveli pour lui.

Enfin , je vous ai dit à quoi je vous engage :

Jouez bien votre rôle i et pour mon personnage»

Si vous appercevez que j’y manque d’un mot,

Dites absolument que je ne suis qu’un sot.

( Il s'tu M, )

COMÉDIE

tt

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