SCENE PREMIERE
tÉLIE, MASCAKILLE.
Mascariilb.
A. vos deiirs, enfin, il a fallu se rendre:- Malgré tous messermcns, je n’ai pu in’en défcndttî Et , pour vos intérêts que je voulois laisser.
En de nouveaux périls viens de m’embarrassert Je suis ainsi facile ; et si de Mascarille Madame la nature avoit fait une fille.
Je vous laisse à penser ce que ç’aurois étéî..*
Toutefois, n’allez pas, sur cette sûrete,
Donner de vos revers au projet que je tente’.
Me faire une bévue, et rompre mon attente.
Auprès d’Anselme encor nous vous excuserons,^
Pouff en pouvoir tirer ce que nous desironsi..
Mais si dorénavant votre imprudence éclate.
Adieu, vous dis, mes soins pour l’espoir qui vousfiatte^-
Kon , je serai prudent, te dis-je i ne. crains rien:.
Xu verras seulernenc,^
tt L'ÉTOURDI.
Mascarillz.
Souvcnci-vous-cn bien.
y*ai commencé pour vous un hardi stratagème*
Votre perc fait voir une paresse extrême A rendre par sa mort tous vos désirs contons »
Je viens de le tuer ( de parole, j’entends. )
Je fait courir le bruit que d’une apoplexie.
Le bon homme surpris a quitté cette vie. *
Mais avant , pour pouvoir mieux feindre ce trépas»
J’ai fait que vers sa grange il a porté ses pas.
On est venu lui dire, et par mon artifice.
Que les ouvriers qui sont après son édifice,
Parmi les fondemens qu’ils en jettent encor,
Avoient fait , par hasard , rencontre d’un trésorw Il a vole d’abord ; et comme à la campagne Tout son monde à présent, hors nous deux , Taccom-» pagne.
Dans l’esprit d’un chacun je le tue aujourd’hui »
Et produis un fantôme enséveli pour lui.
Enfin , je vous ai dit à quoi je vous engage :
Jouez bien votre rôle i et pour mon personnage»
Si vous appercevez que j’y manque d’un mot,
Dites absolument que je ne suis qu’un sot.
( Il s'tu M, )
COMÉDIE
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