‹ Chef-d'œuvres de MolièreChapitre 19 sur 127 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

LÉLIE, MASCARILLE

C^UE diable fais-tu-là ? Tu me promets mervcillcj Mais ta lenteur d’agir est pour moi sans pareille. Sans que mon bon génie au-devant m’a poussé , Déjà tout mon bonheur eût été renversé.

C’étoit fait de mon bien , c’étoit fait de ma joie; D’un regret éternel je devenois la proie :

Bref, si je ne nie fusse en ce lieu rencontré ,

C ii;

Anscrmc avoir l’esclave , et j’en dtois frustré.

11 l’cmmcnoit cbcxlui; mais j’ai paré l’atteinte*

J’ai détourné le coup, et tant fait que, par crainte* le pauvre Trufaldiii l’a retenue.

Mascakillï.

Et trois.

Quand nous serons i dix , nous ferons une croix. C’étoit par mon adresse, ô cervelle incurable î Qu’Anselme entreprenoit cet achat favorable l £ntrc mes propres mains on la devoir livrer.

Et vos soins endiablés nous eu viennent sevrer î Et puis pour votre amour je m’emploirois encore i j’aimerois mieux cent fois être grosse pécore , Devenir cruche, chou, lanterne, loup-garou.

Et que Monsieur Satan vous vînt tordre le cou !

( JI s’tn ya. )

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