MASCARILLE, LÉLIE
Mascarilli.
! vous étiez sorti? Je vous cherchoîs partout..... Hé bien , en sommes-nous enfin venus à bout ?
Je le donne en six epups au fourbe le plus brave !...
Çk , donnez-moi que j’aille acheter notre esclave. Votre rival après sera bien étonné !
Ah J mon pauvre garçon , la chance a bien tourné! Pourrois-tu de mon sort deviner l’injustice?
Quoi ! que scroit-cc?
Anselme , instruit de l’arthSce»
M’a repris maintenant tout ce qu’il nous prêtoit.
Sous couleur de changer de l’or que l’on doutoit.
COMÉDIE. 4f
Mascakilli.
Vous vous moquez , peut-être ?
• LÉ Lit.
II est trop véritable!
Mascarille.
Tout de bon !
Tout de bon. .. J’en suis inconsolable.
Tu te vas emporter d’un courroux sans égal?
Mascarille.
Moi , Monsieur ?... Quelque sot ! la colcre fait mal» It je veux me choyer , quoi qu’enfin il arrive.
Que Célie, après tout > soit ou libre ou captive.
Que Léandre l’achette ou qu’elle reste là, ....
( Il fait un signe de de’dain. )
Four moi , je m’en soucie autant que de cela.
n*aye point pour moi si grande indifférence •
£t sois plus indulgent à ce peu d’imprudence!
Sans ce dernier malheur ne m’avoûras-tu pas Que j’avois fait merveille , et qu’en ce feint trépas Î’éludoîs un chacun d'un deuil si vraisemblable Que les plus clairvoyans l’auroient cru véritable ? Mascarille.
Vous avez , en effet , sujet de vous louer !
Eh! bien, je suis coupable, et je veux l’avoucrj Mais, si jamais mon bien te fut considérable,
Héparc ce malheut et me sois secourable !
4 ^ L*ÉTOURPI;
Je VOUS baise les mains; je n’ai pas le loisir*
Matcarille > mon fils !
Mascarilli»
Point.
Faii-moi ce plaisiri Mascarille.
Kon, je n’en ferai rien.
Si tu m’es inflexible»
Je m’en vais me tuer.
Mascarille.
Soit ; il vous esc loisible*
Je ne puis te flt^chir?
Mascarillx.
Kon.
L i L I B , tirant son
Vois-tu le fer prët^
Mascarille.
Oui.
Je vais le pousser.
Mascarilee.
Faites ce qu’il vous plaît.,
*u n’auras pas regret de m’arracher 1a vie?
Non.
COMEDIE
Mascarille.
L li L I E.
Adieu, Mascarille.
Mascarille.
Adieu, Monsieur Ldlie*
Quoi !...
Mascarille,
Tuei-vous donc vite. Ah ! que de longs devis! L É L I £, remettant son ép^e dans le fourreau.
Tu voudrois bien , ma foi 1 pour avoir mes habits.
Que je fisse le sot et que je me tuasse?
Mascarille.
Savois-jc pas qu*enfin ce n’dtoitquc grimace;
Et, quoi que CCS esprits jurent d’effectuer.
Qu’on n’est point aujourd’hui si prompt à se tuer.