‹ Chef-d'œuvres de MolièreChapitre 40 sur 127 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

LiLIE.LiAHDRI.

ü chagrin qui vous tient , quel peut 6trc l’objet f •

Moi ?

Vous-meme,

Pourtant je n’en ai pas sujets

Je vois bien ce que c’est ; Célie en est la cause*.

Mon esprit ne court pas apres si peu de chose.

Pour clic vous aviez pourtant de grands desscina.} Mais il faut dire ainsi lorsqu’ils se trouvent vains.

COMÉDIE

St j*éto« assez, sot pour chérir scs caresses, le me moquerois bien de toutes vos huesscs !

Quelles finesses donc *

Mon Dieu, nous savons toutl L é L 1 1.

Quoi?

Votre procédé , de l’un à l'autre bout.

C’est de l’hébreu pour moi ; je n’y puis rien comprendre.

Feignez , si vous voulez, de ne me pas entendre ;

Mais , croyez-moi , cessez de craindre pour un bietz Où je serois fâché de vous disputer rien.

J’aime fort la beauté qui n’est point profanée,:

Et ne veux point brûler pour une abandonnée.

Tout beau, tout beau , Léandrc !

Ah 1 que vous êtes boni

Allez , vous dis-je encor , servez-la sans soupf^on ;

Vous pourrez vous nommer homme à bonnet fortunes. 11 est vrai , sa beauté n’est pas des plus communes »

Mais , en revanche , aussi le reste est fort commun!

léandre, arr8tez-là ce discours importun.

Contre moi tant d’eâbrts q.u’il.vous plaira pour elles

et L’ÉTOURDI;

Mais, sur-tout, retenez cette atteinte mortelle. SachcT que je m’impute à trop de lâcheté D’entendre mal parler de ma divinité;

Et que j’aurai toujours bien moins de répugnance A souffrir votre amour qu’un discours qui l’ofFense.

Ce que l’avançe'lci me vient de bonne part.

Quiconque vous l’a dit est un tâche , un pendard* On ne peut imposer de tache à cettQ fille î ye connois bien son coeur.

L lÉ A N D R E.

Mais , enfin , MascarillO D’un semblable procès est juge compétent»

C'est lui qui la condamne.

Oui ?

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