I. É L I E , à Lêandre
Laissex-mol contenter mon courage offensé.
C’est trop que de vouloir le battre en ma présence*'
Quoi! châtier mes gens n’est pas en ma puissance i L É A N n R X,
Comment ! vos gens ?
COMÉDIE
Mascarille, à part.
Encore !... 11 va tout découvrir,
Quand j’aurois volonté de le battre à moutir, lié bien , c’est mon valet ?
C’est maintenant le nôtre.
Le trait est admirable ! Eh ! comment donc le vôtre ? Léan dre.
Sans doute.
MascaRille, ias à Lelie.
Doucement.
Hein ! que veux-tu conter ?
Mascarille, à part.
Ah î le double bourreau , qui me va tout gâter.
Et qui ne comprend rien , quelque signe qu’on donncl * L É I E , d L/andre.
Vous rSvez bien , Léandre , et me la baillex bonne l 11 n’est pas mon valet ?
Léandre.
Pour quelque mal commis»
Hors de votre service il n’a pas été mis ?
Je ne sais ce que c’est.
Léandre.
Et , plein de violence.
Vous n’avez pas chargé son dos avec outrance}
7» L’étourdi,
roint du tout. Moi , l’avoir chassé , roué de coups f Vous vous moquez de moi» Léandre» ou lui de vous i
MASCAR1X.LE» i pttrt.
Pousse» pousse, bourreau! tu fais bien tes aûFaires!
LiANDRE» À M^scarille,
Donc les coups de bâton ne sont qu’imaginaires ^ Mascarillb.
Il ne saie ce qu’il dit i sa mémoire....
L É A N o R s , Vinterrompaat»
Kon» non;
Tous CCS signes pour toi ne disent rien de bon 1 Oui , d’un tour délicat mon esprit te soupçonne» Idais , pour l’invention , va » je te le pardonne.
C’est bien assez pour moi qu’il m’ait désabusé »
De voir par quels motifs tu m’avois imposé»
Et que » m’étant commis à ton zele hypocrite»
A si bon compte encor je m’en sois trouvé quitte.... Ceci doits’appcller un avis au lecteur....
( A JJlie , ta riaat. )
Adieu» Lélie, adieu j'trés-humblc serviteur.
(Il s'ea v«. )