I.orsqne par les rebuts une ame est détachée
Elle veut fuir l’objet dont elle fut touchée.
Et ne rompt point sa chaîne avec si peu d’éclat Qu'elle puisse rester en un paisible état..
De ce qu’on a chéri la fatale présence Ne nous laisse jamais dedans l’indi(F<irence;
Et si de cette vue on n’accroît son dédain.
Notre amour est bien près de nous rentrer au sein: Infin, crois-moi , si bien qu’on éteigne une flamme. Un peu de jalousie occupe encore une amei Et l’on ne sauroit voir , sans en être piqué ,
Posséder par un autre un coeur qu’on a manqué. Gros-Kxné.
Pour moi, je ne sais point tant de philosophie;
Ce que voyent mes yeux franchement je m’y fie »
El ne suis point de moi si mortel ennemi Que je m’aille alFfligcr sans sujet, ni demi.
Pourquoi subtiliser et faire le capable A chercher des raisons pour être misérable?
Sur des soupçons en l’air je m’irois alarmer?
A iij
Laissons venir la fête avant que la chommerî Le chagrin me pavoît une incomnjode chose;
Je n’en prends point, pour moi, sans bonne et justS^ cause;
Et mêmes à mes yeux cent suieîs d’en avoir S’ofTrent le plus souvent que je ne veux pas voir.
Avec vous en amour je cours même fortune:
Celle que vous aurc7. me doit être commune,
La maîtresse ne peut abuser votre foi ,
A moins que la su-vante en fasse autant pour moi r Mais j’en fuis la pensée avec un soin extrême.
Je veux croire les gens , quand on me dit, je t’aime?
Et ne vais point chercher, pour m’'cstîmer heureux.
Si Mascarille , ou non , s’arrache les cheveux.
Que tantôt Marinette endure qu’à son aise Jodelet par plaisir la caresse et la baise.
Et que ce beau rival en rie ainsi qu’un fol^,
A son exemple aussi , j’en rirai tout mon saootj Et l’on verra qui rit avec meilleure grâce !
Voilà de tes discours.
GROS'ReKÉ.
Mais Je la vois qui passe»
COMÉDIE