‹ Chef-d'œuvres de T. CorneilleChapitre 34 sur 66 · ARIANE, TRAGÉDIE · texte numérisé non relu

ARIANE, TRAGÉDIE

Que par vous la perfide entre mes mains livrée 2 f Puisse voir ma fureur de son sang enivrée 1 /

Par Ce terrible éclat signalez ce grand jour .

Et méritez ma main en vengeant mon amour !

CE n a it u s .

Consultons-en le tems , Madame } et s’il faut faire. ; Z Ariane.

le tems ! mon désespoir souffre-t-il qu’on différé i Puisque tout m’abandonne, il est pour mon secours Une plus sûre voie et des moyens plus courts. . . .

( Elle veut se jeter sur l’êpe'e de Pirithoüs qui Ven empêche. ) Tu m’arrêtes , cruel!....

Que faites-vous, Madame i

ARIANE, a Ndrine.

Soutiens-moi, jesuccombeaux transports démon ame.,.; Si dans mes déplaisirs tu veux me secourir ,

Ajoute à ma foiblcsse , et inc laisse mourir.

Elle semble pâmer ! Qu’on la secoure vîte.

Sa douleur est un mal qu’un prompt remède irrite i Et c’en scroit sans doute accroître les efforts Qu’opposer quelque obstacle à ses premiers transports.

LE COMTE

tragéd ie

A PARIS

AuBureaude la Petite Bibliothèque des Théâtres, lue des Moulins, butte S. Roch , n°. n.

M. DCC. LXXXYI.

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