ARIANE, TRAGÉDIE
Que par vous la perfide entre mes mains livrée 2 f Puisse voir ma fureur de son sang enivrée 1 /
Par Ce terrible éclat signalez ce grand jour .
Et méritez ma main en vengeant mon amour !
CE n a it u s .
Consultons-en le tems , Madame } et s’il faut faire. ; Z Ariane.
le tems ! mon désespoir souffre-t-il qu’on différé i Puisque tout m’abandonne, il est pour mon secours Une plus sûre voie et des moyens plus courts. . . .
( Elle veut se jeter sur l’êpe'e de Pirithoüs qui Ven empêche. ) Tu m’arrêtes , cruel!....
Que faites-vous, Madame i
ARIANE, a Ndrine.
Soutiens-moi, jesuccombeaux transports démon ame.,.; Si dans mes déplaisirs tu veux me secourir ,
Ajoute à ma foiblcsse , et inc laisse mourir.
Elle semble pâmer ! Qu’on la secoure vîte.
Sa douleur est un mal qu’un prompt remède irrite i Et c’en scroit sans doute accroître les efforts Qu’opposer quelque obstacle à ses premiers transports.
LE COMTE
tragéd ie
A PARIS
AuBureaude la Petite Bibliothèque des Théâtres, lue des Moulins, butte S. Roch , n°. n.
M. DCC. LXXXYI.