CECILE , ELISABETH , LA DUCHESSE , TILNEY
(3n ne pouvoituscr de plus de diligence ,
Madame ; on a du Comte examiné le seing :
Les écrits sont de lui , nous connoissons sa main.
Sur un secours offert toute l’Irlande est prête A faire au premier ordre éclater la tempête i Et vous verrez dans peu renverser tout l’Etat,
Si vous ne prévenez cet horrible attentat.
Elisabeth, à la Duchesse ,, Carderez-vousencorlezelc qui l’excuse l Ycus le voyez,
La Duchessi.
TRAGÉDIE
La Duchesse.
Je vois que Cécile l’accuse :
Dan* un projet coupable il le fait affermi ;
Mais j’en connois la cause , il est son ennemi»
Cécile.
Moi , son ennemi ?
La Duchesse.
Vous.
Cécile.
Oui , je le suis des traîtres Dont l’orgueil téméraire attente sur leurs maîtres;
Ec tant qu’entre mes mains leur salut sera mis ,
Je ferai vanité de n’avoir point d’amis.
> La Duchesse.
Le Comte cependant n’a pas si peu de gloire Que vous dussiez si-tôt en perdre la mémoire ;
L’Etat , pour qui cent fois on vit armer son bras ,
Lui doit peut-être assez pour ne l’oublier pas.
Cécile.
S’il s’est voulu d’abord montrer sujet fidele , la Reine a bien payé ce qu’il a fait pour elle $
It plus elle estima ses rares qualités,
ÏIus elle doit punir qui trahit ses bontés.
La Duchesse.
Si le Comte périt , quoi que l’envie en pense ,
Le coup qui le perdra punira l’innocence.
Jamais du moindre crime. . . «
a <s LE COMTE D’ESSEX,
Elisabeth.
Eh ! bien , on le verra.
( A Cécile. )
Asscmblel le conseil , il en décidera.
Vous attendrez mon ordre.
( Cécile et Tilney sortent. )