LE ROI, LE DUC, GARDES
L H Roi.
C^ardes , qu’on le saisisse.
Le Duc, les arrêtant.
Ah ! Seigneur , quel asyle , A conserver mes jours ne seroit inutile,
Et me garantiroit contre un soulèvement-?
Accordez-moi sa grâce, ou mon éloignement.
Le Roi.
Qu’aucun soin ne vous trouble et ne vous importune. Duc, je ferai si haut monter votre fortune.
D’un crédit si puissant j’armerai votre bras ,
Et ce séditieux vous verra de si bas ,
Que jamais , d’aucun trait de haine ni d’envie >
Il ne pourra livrer d’atteinte à votre vie ;
Que l’instinct enragé qui meut scs passions ,
Ne mettra plus de borne à vos prétentions ;
Qu’il ne pourra heurter votre pouvoir suprême ,
Et que tous vos souhaits dépendront de vous-même.
Fin du troifîcmc Aftc*
TRAGÉDIE