A M. DE SCUDÉRY
c« Toi , que toute la France estime,
»> Et qu’elle prend pour le Dc'mon » Qui montre à bien polir la rime ;
» Et , pour tout dire, entïn, pere de Ligiamon : (i)
» Quoique ce Héros , dans sa vie,
» Donne aux plus sages de l’envie ; s> Ne le fais plus passer pour tien ,
« Et regarde où le sort le range ; n Puisqu’on donne plus de louange
» Au trompeur qu’à l’homme de bien. »
<i) Ligdamon et lidias, ou la Ressemblance , Tragi- Comédie , tirée de l’Astrée , et jouée en t6zç. C’est le premier ouvrage dramatique de Scudéry, qui, dans une préface , en demandant grâce pour cet essai , se donne pour ce qu’on appelle un homme au poil et à la plume.
te J’ai passé , dit-il , plus d’années parmi les armes , « que d’heures dans mon cabinet , et beaucoup plus « usé de meches en arquebuse qu’en chandelle ; de j> sorte que je sais mieux ranger les soldats , que les y» paroles , et mieux quarrer les bataillons , que les « périodes. j>
Sans cette préface , a dit un Auteur, auroit-on cru que Scudéry eût été un si brave Capitaine , dés sa . jeunesse ?
ami)
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