QUI ONT PARU SOUS LE TITRE
DE MARIAMNE
Il a para six Tragédies sous le titre de Mariamne.
La première est d’Alexandre Hardy , représentée en 1610, à. l’Hôtel de Bourgogne j imprimée à Paris en i6jç , <«-8°. , chez Jacques Quesnel.
Cette Tragédie fait partie du second volume des Œuvres de Hardy.
Malgré la foiblesse de cette Picce , elle n’a pas été ‘Inutile à Tristan , pour sa Mariamne , puisqu’on apperçoità peu près la même conduite dans les deux. Celle • de Hardy a été aussi d’un grand secours à bien d’autres Auteurs Dramatiques. Les fureurs où se porte
. Hérode ,
CATALOGUE DES TïlAG. xi*
Hérode , apres qu’on lui a fait le récit de la mort de Mariamne , prouvent que Hardy n’etoit pas sans génie,
y> Hélas I tu n’as que trop mes cruautés dépeintes , w Que trop ouvert la bonde à mes pleurs, à mes plaintes; «Trop en mon aine mis de vautours, de bourreaux»
« O terre ! engloutis-moi dans tes caves boyaux !
« Ouvre le plus profond de tes gouffreux abymes ,
» Et plonges-y ce corps chargé de tant de crimes.
» Mariamne défaite! 0 Astres inclémens ?
« O Ciel ! injuste Ciel ! perfides cléinens « Et ne pouviez-vous pas résister à ma haine ?
« Et ne deviez-vous pas me répandre sa peine ?
» Mariamne défaite ! Ah ! je ne le crois pas !
« L’Univers, tout en deuil , p'.eurcroit son trépas.
« Phcebus , à qui ses yeux fournissoient de lumière ,
« Dormiroit, pour jamais, sous l’onde marinière. »
La seconde Mariamne est de Tristan, et fut
représentée en 1 63 6 j imprimée à Paris en 1637, , avec fig. chez Antoine Courbé. Voyez le Catalogue des Pièces de Tristan.
La troisième est de la Calprenede : elle est intitulée : La Mort des enfans d’Hérode , ou la suite de Mariamne, Tragédie, représentée en 163?» dédiée au Cardinal de Richelieu ; im-
CATALOGUE
primée à Paris la même année, i/1-4®. , chez Augustin Courbé.
Cette Tragédie eut quelque succès, mais beaucoup plus de critiques, et elle les métitoit à tous égards. Elle est très-médiocre , meme pour le terris; la versification est pleine de mauvaises pointes , et dénuée de pensées.
Alexandre et Aristobulc , filsde Mariamne ctd’Hérodc, perdent la tête sur un échaftaud : ils sont condamnés à ce supplice, sur de fausses lettres qu’Antipatcr, fils naturel d’Hérode, fait fabriquer au nom des Princes , par Diophante , Secrétaire d’Hérode. Les Princes accusés ne se défendent point de la fausseté des témoignages sur lesquels on les accuse. Alexandre croit que sa femme Glaphyra est aimée dcsonperc; mais ce sentiment n’esc fondé sur aucune apparence. Tel est à peu près le sujet de cette Piece , dont nous ne ferions aucune mention , si elle n’avoit pas pour titre : Suite de Mariamne .
La quatrième est sans nom d’Auteur , et n’a pas été représentée.
*La cinquième est de.Voîtaire, et donnée d’abord une seule fois , le Liindi 6 Mars 1724, sous le titre de Mariamne j remise ensuite le 1 o Avril 171 y , avec des changèmens , et sous le titre d’jHérode et Mariamne j imprimée à Paris avec une Préface, en 1730, m-8°. , chez la veuve Ribou.
DES TRAGÉDIES, &c. xx| Il y a eu beaucoup d’Editions de cette Pièce.
La sixième et dernicre est de l’Abbé Nadal :
elle n’eut que quatre représentations , dont la première fut donnée le i ; Février 172^. Elle est dédiée au Prince de Vendôme , et fut imprimée la même année , in- 12 , chez la veuve Ribou.
Dans la Préface déclamatoire et très-s? ty tique que l’Auteur a placée au-devant de sa première Edition , il lance les traits les plus piquans contre les personnes qui s’étoient concertées, dit- il, pour faire tomber sa Pièce. Mais ces imputations ont été retranchées de la seconde Edition.
si le grand nombre de Tragédies de Mariamne , dit >s Léris , ( Dicr. des Théâtres , page z$t ) donna lieu à ss un Opéra comique de la composition de Fuzcîier, et ss intitulé •• Les quatre Mariamnes , donné au Théâtre s> Italien, le 7 Mars 1725. Cer Opéra-comique occass sionna , à son tour , une petite Comédie de Piron , en as un acte , en vers, donnée au même Théâtre , le 27 ss Avril de la même année , (non imprimée) et qu’il inas titula : Les huit Mariamnes ; entendant parler de ss celles de Tristan , Voltaire , Nadal et de l’Anonyme , ss et y ajoutant les quatre de l’Opcra - comique ciss dessus , lequel étoit la critique de ces quatre Mass riamres. Comme c’étoit un double emploi , le public as ne trouva pas bon que ces quatre prétendues Mass riamnes en vinssent grossir le nombre , et la Pièce de j» Piron fut mal reçue.
xxij CATALOGUE DES TRAG.
w Si Piron eût été bieninstruit, dit un Auteur , il au- »roit pu faire entrer en danse , au moins une demin* douzaine de Mariamnes , et iln’auroit pas multiplie » les êtres , sans nécessité. »
TRAGÉDIE
DE
Repréfentée en i6}6.
L'Mi'l y COO^IÇ,