VIE
!£Ldme Boursault, de l’une des premières familles de Mussy-l’Evêque , en Bourgogne , naquit en cette ville au commencement d’Octobre i tfjS. Son pere qui n’avoitpas reçu d’autre éducation que celle des armes , après avoir passé sa jeunesse au service , s’étoit trouvé passablement riche j mais il aimoit tellement le plaisir qu’il dissipent tout son bien à se satisfaire , et qu’il ne crut pas en devoir rien sacrifier pour l’élcver mieux qu’il ne l’avoit été lui-même. Boursault ne fit donc aucune étude , et lorsqu’il vint à Paris > à l’âge de treize ans, il ne connoissoit encore que le langage Bourguignon; c’est-à-dire qu’il ne parloir que trèsgrossièrement François.
Les Auteurs des Annales Poétiques observent, foit judicieusement , que cette profonde igno-
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i VIE DE BOURSAULT.
rance de BOURSAULT, quand on connoît les Ouvrages qu’il a produits , suppose un bien heureux naturel. En effet , il sut , en peu de mois , se tirer de lub-mêrae de cette barbarie , et il parvint , en moins de deux ans, à se rendre la langue Françoise si familière , à en pénétrer si bien toutes les beautés et toutes les délicatesses -, qu’il se mit en état d’écrire de maniéré à ne rien laisser soupçonner de son défaut d’études.
Il s’exerça fort jeune à la Poésie , et il nous apprend dans une de ses Lettres à des Barreaux , que c’étoit à ce Poète, qui lui trouva d’heureuses dispositions , qu’il dut ses progrès en cet Art , où il débuta par des Comédies , des Fables , des Lettres mêlées de vers et de prose, et quelques Pièces fugitives. 11 obtint une place de Secrétaire des Commandemens de la Duchesse d’Angoulême , veuve d’un fils naturel du Roi Charles IX , et il se maria ensuite. 11 eut trois enfans de son mariage , deux fils et une fille , qui se fit Religieuse. L’aîné des fils entra aux Théatins , et obtint une réputation par son talent pour la chaire. Il a mis au-devant des Œuvres dç son pere un Avertissement duquel nous ti-
, j rons la plupart des faits que nous rapportons ^ ici. Le second fils de Boursault prit le parti des armes y et parvint au grade de Capitaine d’infanterie. 11 se maria , et sa postérité subsiste encore.
Pendant son service auprès de la Duchesse d’Angoulème , quelqu’un proposa à BOUR- SAULT de faire line Galette , en vers burlesques , er il l’entreprit. Louis XIV, à qui on la montra , la trouva si agréable qu’il lui ordonna de la continuer, et de la lui apporter toutes les semaines i et , pour l’cn récompenser , il lui accorda une pension de deux mille livres, avec touche à Cour. Cette feuille , qui ne paroissoit que manuscrite , réussissoit beaucoup. Elle n’a jamais été imprimée , et elle fut suspendue par une cause assez singulière.
Une semaine que Boursault avoit disette de nouvelles plaisantes , il s’en plaignit à la table du Duc de Guise , chez lequel il mangeoit souvent. Ce Prince lui proposa de mettre en vers une anecdote récente » qu’il crut devoir amuser le Roi et toute la Cour. C’étoit une aventure arrivée, tout auprès de l’Hôtel de Guise,
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chez une Brodeuse renommée , où les Capucin9 du Marais avoient fait broder un Saint François d’Assise , leur fondateur. Le Pere Sacristain , allant voir où en étoit l’ouvrage , et y regardant travailler , s’étoit endormi sur le métier , et s’étoit laissé tomber la face sur celle du Saint. La Brodeuse * qui en étoit justement au menton , àvoit imaginé de profiter d’une occasion aussi favorable qu’inattendue pour le décorer d’une barbe aussi vénérable que naturelle , et elle avoit su coudre adroitement celle du Sacristain au menton du bienheureux. Lorsque le Religieux s’étoit réveillé , il n’avoit pas été peu surpris de se trouver retenu par ce qu’il avoit de plus cher , et identifié ainsi a son illustre patron. Un débat assez vif s’étoit élevé entre l’ouvriere et le Religieux , pour décider auquel de celuici ou du Saint demeureroit la barbe. Le Capucin y tenoit de trop près pour consentir à la perdre a et la Brodeuse la trouvoit si belle que , désespérant d’en pouvoir former une semblable , elle ne vouloit pas renoncer à en enriçhir son ouvrage. Cependant le bienheureux fut obligé pour cette fois de céder à sou disciple. Cette
historiette parut à BOURSAULT fort propre à être versifiée , et il en égaya sa Gazette. Le Roi en rit beaucoup , ainsi que toute la Cour. La Reine même , quoique très-dévote , n’y trouva d’abord rien que de plaisant , et n’en fut point scandalisée j mais le Cordelier Espagnol son confesseur , qui n’entendoit pas raillerie , excité par les Capucins , lui en fit un scrupule , et l’engagea à demander au Roi vengeance de l’outrage fait à tout l’Ordre Séraphique , dans la personne de son Pere Sacristain. Le Roi , fort Jeune encore , n’étoit pas trop disposé à punir une espièglerie qui l’avoit diverti : il fit , au contraire , tous ses efforts pour caltner la Reine à cet égard j mais , la voyant inflexible , il lui abandonna la burlesque Ga\ette et son Auteur , et elle ordonna au Chancelier Séguier de retirer ia permission qu’on avoit accordée à Boursault , et de l’envoyer à la Bastille. Le Chancelier aimoit BOURSAULT et l’honoroit particuliérement de ses bontés. Heureusement , il ne trouva pas le délit aussi grand que la colere de la Reine étoit active , et il eut l’attention , en ,se soumettant aux ordres de cette pieuse Princesse , d’observer
à l’Ofîîcier qu’il chargeoit des siens , de laisser au prétendu coupable , en allant les executer , le tems nécessaire pour pouvoir écrire au l^oi et a quelques-uns de ses autres Protecteurs.
BOURSAULT , enchanté du succès de sa Gazette , et ne s’attendant gueres aux suites qu’il alloit avoir , donnoit un déjeuné il quelques jeunes gens de sa connoissance lorsque l’Officier , qui , par hasard , étoit aussi de ses amis , vint lui apporter les ordres du Ministre. Cette visite ne prit rien du tout sur sa bonne humeur. Il fit mettre l’Officier à table , et sans perdre son tems à s’affliger de ce qui lui arrivoit, il profita , au contraire , très-gaiement , de celui qu’on vouloit bien lui laisser pour écrire une Lettre en vers au Prince de Condé, son Protecteur déclaré :
et Grand Prince , on me traite d’impie (lui disoit-il ) ;
w’Et d’un hardi faiseur de vers, (*) n Qui de ses traits malins perça tout l’univers >
« On veut que je sois la copie.
(*) Le Pocte Théophile Viaud,
» Les gens de bien sont ébaudis » De voir les Saints du Paradis » Déchaînés contre le Parnasse ;
» Car , auguste sang de nos Rois ,
» C’étoit autrefois Saint-Ignace,
« Et c’est aujourd’hui Saint-François.
Cette Epître fut fort utile à son Auteur j car le Prince alla , sur le champ , trouver le Roi , et il en obtint la révocation de l’ordre d’envoyer le Poëte k la Bastille j mais, pour ne pas trop contrarier la Reine , qui vouloit absolument qu’il fût puni , la défense de continuer la Galette bur» Usque subsista , et l’on suspendit la pension qui y avoit été affectée.
Boursaült s’occupa alors d’ouvrages de différens genres , même de sujets de dévotion , tels que les Litanies de la Vierge , sur chaque verset desquelles il composa une strophe , « où à toutes les grâces de la Poésie il a joint la piété et l’onction , » dit son fils, le Théatin , dans l’Avertissement de ses Œuvres.
Il publia , sans se faire connoître pour en être l’Auteur , un Recueil de Lettres de respect »
d'obligation et d'amour , adressées à Babet , avee les réponses de Babet. Elles firent grand plaisir , sur-tout ces dernieres , qui inspirèrent à la Comtesse de La Suze ce Joli Madrigal :
*c Babet , qui que tu sois , que tes Lettres sont belles i » Que, pour toucher les cœurs , elles ont de pouvoir 1 « Ce sont des beautés naturelles » Qu’on ne sc lasse point de voir.
» I.cs naïvetés enchantées » Qu’avec tant d’enjoûment ton amour a dictées » Ont d’inimitables appas.
»» Quand Tircis , insensible aux accens de ma lyre ,
» Pour ne pas m’écouter portoit ailleurs ses pas ,
» Que ne te connoissois-jc , hélas!
» Tu m’auroîs appris à lui dire «> Ce que je ne lui disois pas 1 »
Boursault donna encore quelques Pièces de Théâtre , quelques petites Nouvelles historiques , telles qu '^drtémise et Foliante , le Marquis de Chavigny , le Prince de Condé ; et , sous le voile de l’anonyme, un Roman, en deux volumes , intitulé , Ne pas croire ce que l'on voit B et « qui est si divertissant et d’un style si enjoué , qu’on l’a long-tems attribué à Scarron j ce
qui est en faire un grand éloge , » dit le Pere Boursault.
En 1671 , le Roi engagea Boursault à travailler à quelqu’Ouvrage plus sérieux et plus utile , pour servir à l’éducation du Dauphin. Encouragé par cette glorieuse invitation , il composa son livre intitulé , La véritable étude des Souverains , « Ouvrage écrit avec autant de feu que de jugement, dit encore le Pere Boursault , et qui est plein , d’un bout à l’autre , d’exemples illustres et nécessaires , tant aux jeunes Princes qu’on instruit , qu’aux grands Hommes qui sont chargés d’une instruction si précieuse. Le Roi en fut si content, qu’il se fit lire plusieurs fois ce traité d’éducation qui l’instruisoit en l’amusant j et il en crut l’Auteur si capable de contribuer à former la jeunesse d’un grand Prince qu’il lui fit l’honneur de le nommer sous-Précepteur du Dauphin. Le seul défaut de latinité ne permit pas à BOURSAULT de profiter d’une grâce si flatteuse ; et , au désespoir d’être obligé à avouer son malheur , autant que son ignorance , il se vit remplacé par un homme d’un mérite supérieur et d’une vaste érudition »
le fameux Huet , depuis Évêque d’Amnches. »
Pour dédommager BOURSAULT , on lui ren»
dit la permission de faire sa feuille périodique , en vers burlesques , mais toujours manuscrite » et il recommença à la distribuer une fois chaque mois , sous le titre de La Muse enjouée , servant à l’amusement et à l’instruction de M. le Dauphin.
11 profita encore bien peu de teins de ce nouvel avantage , car ayant mis dans sa feuille quelques traits vifs contre le Roi d’Angleterre , on crut , par politique , devoir les désavouer , et la feuille burlesque fut de nouveau suspendue.
Nous étions alors en guerre avec l’Angleterre , et elle venoit de faire frapper une médaille sur laquelle étoient d’ttn côté Louis XIV , entouré de ces mots , Ludovicus Magnus , et de l’autre côté le Roi d’Angleterre avec cette inscription » Guillelmus Max'tmus. BOURSAULT avoit plaisanté sur ces inscriptions , et l’article de sa Musc
enjouée finissoit par ces vers :
« Et quand Louis est grand par de grandes vertus , w Si Guillaume est très-grand , c’est par de très-grands ctimes. »>
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VIE DE BOURSAULT. n
On coramençoit à parler de paix. Louis XIV, ne voulant pas qu’on pût nous reprocher cette apostrophe , retira la permission de la Muse enjouée , «en faisant dire avec bonté , à l’Auteur, par le Chancelier Boucherat , que ce n’étoit par aucun mécontentement qu’on eût de lui ; mais par des raisons supérieures , et qui lui étoicnt étrangères , » observe le Pere Boursaulr.
Quelques personnes auxquelles il étoit de toute impossibilité à BOURSAULT de rien refuser , l’avoient obligé , malgré lui , à faire une critique de V Ecole des Femmes ; et il avoit donné sa petite Comédie du Portrait du Peintre. Moliere , beaucoup trop sensible à ces petites querelles , s’en étoit vivement vengé , dans son Impromptu de Versailles ; mais ce ne fut pas le seul , ni le plus fâcheux désagrément que BOURSAULT eût à essuyer à cette occasion. Despréaux l’avoit placé dans sa septième satyre, croyant devoir partager le . ressentiment de son ami Moliere. BOURSAULT voulut , à son tour , se venger de Despréaux , et il fit une Comédie , intitulée , La Satyre des Satyres. Despréaux , l’ayant appris , eut assez de crédit pour obtenir un Arrêt du Parlement qui
défendit de la jouer. Cependant BOURSAULT l’imprima , avec une Préface , « aussi vive que judicieuse , sur la licence de nommer , sans rc- ' tenue , des gens d’esprit et d’honneur , dit son fils. Despréaux , qui s’attendoit à un libelle diffamatoire, fut touché de la modération d’un Poète justement irrité t et qui avoit assez de génie pour faire valoir son ressentiment j et il a dit, plusieurs fois, que BOURSAULT étoit le seul qu’il se repentoit d’avoir attaqué , et que la Préface de sa Comédie étoit l’écrit le plus judicieux de tous ceux qui avoient paru contre ses satyres. »
Cette assertion du Pere Boursault se trouve confirmée par un . passage d’une Lettre de Despréaux à Brossette , et dont ce dernier a inséré
un fragment dans ses Commentaires sur la neu-
vieme Epître de ce Poète.
« Quelques années ensuite , ajoute le Pere Boursault j c’est-à-dire, en 1 68 y , Despréaux étant allé aux eaux de Bourbon , pour une extinction de voix , et, y étant resté beaucoup plus 4 de'tems qu’il ne l’avoit espéré , Boursault , qui avoit obtenu la place 4e Receveur des Tailles
de Mont-Luçon , en Bouibonnois , et qui y étoit alors , apprit pat un de leurs amis communs que son Censeur étoit dans son voisinage, et qu’il y manquoit d’argent. Il n’hésita pas un seul moment à l’aller trouver à Bourbon , pour lui offrir toutes sortes de services dans une Province où son emploi le mcttoit assez en crédit,* et, pour effectuer ses offres , il commença par lui porter une bourse de deux cents louis. Despréaux fut si surpris , et en même tcms si touché d’une générosité qu’il avoit si peu méritée , que rappelant toute l’estime qu’il ne pouvoit refuser à un homme dont il s’étoit , de gaieté de cœur et sans sujet, fait un ennemi, il se réconcilia sincèrement , et lia avec lui une étroite et tendre amitié , qui a duré toute leur vie , avec autant de fidélité que de justice de part et d’autre. Ils s’en sont donnés dans leurs Ouvrages de mutuelles preuves, Boursatjlt ayant dans ses Lettres tendu publiquement hommage au mérite de Despréaux , et celui-ci dans les éditions qu’il a fait faire de ses Œuvres , depuis leur réconciliation , «n ayant ôté le nom de Bours aült , auquel il a substitué les noms de Pradon , ou de Perrault »
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selon qu'il en avoit besoin pour la mesure ou pour la rime. Ce trait qui fait honneur à ces deux Poëtes, prouve que BOURSAULT n’étoit pas moins recommandable par les qualités du cœur que par celles de l’esprit * et tous ceux qui l’ont connu publient qu’il n’avoit pas moins de droiture et de probité que d’agrément et de mérite. »
Cette anecdote , sur la réconciliation de ces deux Poëtes , est encore confirmée par Brossette, dans ses Commentaires sur la septième Satyre de Despréaux.
BOURSAULT perdit sa place de Receveur des Tailles de Mont-Luçon. 11 nous dit , dans une de ses Lettres , qu’il fut révoqué , n'étant pas asse% méchant ; et il revint à Paris. « Il n’étoit qu'à l’âge de soixante-trois ans , dit encore son fils , et jouissoit de toute la force de son esprit et de sa santé , lorsqu’il fut attaqué d’une colique si violente , qu’elle lui noua les intestins. On lui fit subir l’opération , et il n’y survécut que huit jours , pendant lesquels il donna à sa famille les marques les plus édifiantes de courage , de patience , de résignation et de piété. »
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Il avoit toujours eu un grand fonds de religion , ainsi que le prouve l’excellente morale qu’il a répandue dans tous ses Ouvrages ; et , pour tranquilliser sa conscience, il avoit demandé à son ami , le Pere Caffaro , des éclaircissement sur la Comédie , désirant savoir si l'on pouvoit sans scrupule se livrer à ce genre de travail. Ce savant Tbéatin , cédant aux importunités de l’amitié , lui avoit écrit une très-longue Lettre , où en recherchant les opinions différentes des Peres de l’Église sur la Comédie , il en produit un plus grand nombre de favorables que de contraires. Certe Lettre est imprimée au commencement du premier volume des Œuvres Dramatiques de BOURSAULT.
« Il voulut , pat la confiance et l’estime qu’il avoit pour son fils le Théatin , nous dit ce fils lui-même , se confesser à lui à la mort , et que ce fût un fils si cher qui lui fermât les yeux ; ce qui arriva le if Septembre 1701. Il mourut très-regretté du public et de ses amis , et fut enterré dans l’Église des Théatins de Paris. »
« Il avoit été en commerce et en liaison d’amitié avec tous les beaux esprits de son tems , qui le
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chérissoient pour la douceur et la bonté de ses mœurs , autant qu’ils restimoient pour la vivacité et la délicatesse de son génie. Le grand Corneille l’appeloit son fils, et l’honoroit de ses avis et de son approbation , dans tout ce que , jeune encore , il faisoit paroître sur la scene. Thomas Corneille , qui a écrit avec tant d’érudition , et dont le mérite n’a eu pour ombre que d’avoir un frere plus grand que lui , aimoit aussi tendrement Boursault , et vouloit absolument qu’il demandât à être de l’Académie Françoise j et sur ce qu’il lui alléguoit toujours son ignorance , et lui demandoit , de bonne-foi , ce que feroit l’Académie d’un sujet ignare et non lettré , qui ne savoit ni latin , ni grec ? 11 nese pas question d'une Académie grecque ou latine , répondoit Thomas Corneille j mais d'une Académie Françoise , eh ! qui sait mieux le françois que vous ? »
«Les Ducs de Saint-Aignan et d’Aumont Pelisson , Charpentier , Ménage , Quinault , Segrais , les deux Tallemont, le frere et la sœur Scudéry , Mesdames de La Suze et de Villedieu avoient toujours eu pour BouRSAULr
une amitié patticuliere j et Richelet , si connu par ses Dictionnaires et quelques autres Ouvrages , ayant su du Chevalier Edelinck , fameux Graveur , qu’il alloit travailler au portrait de Boursault , lui envoya ces vers obligeais* pour mettre au bas. »
«Voiture, Sarrazin, La Fontaine, Moliere,
» Dont la Parque inflexible a fini la carrière,
» Poètes accomplis , Orateurs excellons ,
» L’homme A qui ce portrait ressemble ,
» Sans étude , lui seul , a les divers talcns >* Qu’avec tant de savoir vous aviez tous ensemble.»