M. DF. B O I S L U | S A N T
Quel mérite plus grand s’est jamais rencontré ?
« Avant que vous fussiez, quelles rapides plumes » Enfantoient tous les ans jusqu’à seize volumes?
» Au moindre événement qui fait un peu de bruit ,
» Votre fécondité va jusques à dix-huit....
( A Cécile. )
Ah ! ma fille,...
Est-ce là Madame votre fille,
£n qui tant de beauté , tant de sagesse brille ?
M. DE Boisluisant.
Oui , Monsieur.
Or o n t e.
Accordez à mon empressement I. honneur de saluer un objet si charmant.
( Il salue Ce'cile et l'embrasse ; et dans le même tems Merlin embrasse aussi Lisette. )
« Madame , pardonnez si j’ai Famé interdite.
n C’est un charme pour moi qu’une telle visite;
» Et du langage humain les termes impuissans ,
» Ne peuvent exprimer les transports que je sens.
Que je suis redevable à Monsieur votre pere !
Cécile.
Votre joie à nous voir me paraît si sincère Que je répondrais mal à cet accueil si doux ,
Si je vous témoignons en avoir moins que voy<.
Quelque estime pour vous que mon pere ait connue »
Je vois avec plaisir qu’elle vous est bien due ;
Et, comme son exemple a sur moi tout pouvoir ,
Plus j’en montre à mon tour, mieux je Fais mon devoir.