BONIFACE , ORONTE , M. DE BOIST.U1SÀNT , CÉCILE , LISETTE , MERLIN
Eoniïaci.
ui de vous , s’il vous plaît, est l’Auteur du Mcrcurei Ohonte , à part.
Qui diable amene ici cette sotte figure ?
( Haut , à Boniface. )
Que voulez-vous ?
M. DE BorsLUISANT,à Oronte.
Adieu; tantôt nous reviendrons.
Oronte , à M. de Btisluisant.
Non Monsieur.
Pardonnez , si je vous interromps.
Oronte, à Boniface.
Voulez-vous quelque chose î
Boniface.
Oui, Monsieur.
Oronte.
De grâce !
Parlez vite »
COMÉDIE
Bonijfacï.
J’aime mieux différer ma visite Que d’avoir le malheur de vous être importun ,
Et de ne choisir pas un moment opportun.
Orontï , à M. de Boisluisant.
Monsieur » vous voulez bien me donner la licence..,.
M. de Boisluisant.
Vous m’obligerez.
O R o N T E , à Boniftce.
Qu’est-ce ?
Boniface.
Un avis d’importance* Qui doit enjoliver votre Mercure.
Eh ! bien ,
Dites-moï ce que c’est ?
Boniface
Ce que c’est ? c’est un bien , Mais d’une utilité si grande , si féconde Qu’on vous en sauta gré jusques dans l’autre monde. C’est un bien , grâce au Ciel, et grâce à mes efforts , Honorable aux vivans , et plus encore aux morts.
Ke perdons point de tems , Monsieur •, que faut-il faire? Parlez.
Boniface.
Monsieur Blagcard , dont je su'-s le confrère % M’avoit promis , Monsieqr , de vous faire un récit Pu dessein qui m’amène.
4 o LE MERCURE GALANT;
Oronti»
11 ne m’en a rien dît.
Qu’il doit ctre content d’avoir votre pratique !
On ne déserte point son heureuse boutique :
Du matin jusqu’au soir il ne voit qu’acheteurs.
Vous n’etes point maudit , comme certains Auteurs, Qui feroient beaucoup mieux de ne jamais rien faire. Que de mettre à l’aumône un malheureux Libraire.
Un Livre in-folio m’a mis à l’hôpital.
Pour vous dédommager d’un Livre qui va mal.
Que puis-je ?
Bonifaci.
Vous savez qu’il faut que chacun meure?
On le voit tous les jours , on l’éprouve à toute heure; Et jusques à ce jour on n’a pu découvrir D’infaillible moyen pour ne jamais mourir.
Et ce qu’on n’a point fait prétendez-vous le faire ? 1