M. DE BOISLUISANT, O R O N T K
M. De Boisluisant.
O v I , Monsieur , c’est sans faid qu’avec vous j« m’explique ,
11 n’est rien de plus propre et de plus magnifique :
Je connois quatre Ducs et plus de vingt Marquis ,
Qui n’ont pas à mon gré des meubles plus exquis.
„ Je n’ai vu que miroirs , que pendules , que lustres ,
« Que tableaux , mis au jour par des peintres illustres; w Et ce nui m’a surpris , une collation *
» Où la délicatesse et la profusion. . , .
Or o N t x.
» lh ! degrace, Monsieur, un peu plus d’indulgençe 1 » J’ai sans doute abusé de votre complaisance :
Je vous en faïsexcusc, et vous conjure....
M. De B o i s l v i s A N T.
Eh ! bien,
« Puisque vous le voulex , je n’en dirai plus tien.
Disons un mot ou deux sur un autre matière.
Je vous ai là dedans ouvert mon amc entière.
Vous savez le penchant qui m’entraîne vers vous?
Et ma fille , en un mot, n’est plus si près de nous.
« Peut-être que contraint par l’aspect de Cécile ,
» Un refus à scs yeux vous ’sembloit difficile :
»■> Pendant que votre aveu peut être rétracté ,
«Ne vous contraignez point, parlez en liberté; Dites-moi franchement fi votre cœur chancelle ?
Tout ce qu’on peut sentir mon coeur le sent pour elle. Charmé de vos bontés, comme de ses attraits,
A vous plaire , à l’aimer je borne mes souhaits ;
Et quoique mon amour ne fasse que de naître ,
Il est dans un état à ne pouvoir plus croître,
Puisqu’à me rendre heureux vous vous intéressez.
Je vous donne ma foi que jamais....
M. De Boisluisant.
C’est assez.
Vous pouvez librement entretenir Cécile ,
Pendant une heure ou deux que je vais par la ville.
J’aime mieux la laisser à vos soins obligeans » Qu’en un hôtel garni , rempli de mille gens.
» Pénétrez si pour vous elle aura le cœur tendre ;
*» Quand j’aurai fait mon tour je viendrai la reprendre. Adieu. Si vous m’aimez, traitez-moi sans façon.
( If sou. )
comédie.