‹ Chefd'œuvres de BoursaultChapitre 27 sur 108 · CECILE · texte numérisé non relu

CECILE

Ce refus obligeant que fait Mademoiselle,

Xîarque, pour un volage une bonté nouvelle.

Retenir vos présens , c’est vous aimer encor.

M. De Lamotte.

Je renonce à l’amour qu’on vend au poids de l'or. Quand je fis ce présent elle m’etoit acquise Je n’ai fait avec elle aucune autre sottise.

Dcmandcz-lui plutôt si jamais....

Ecoutez ,

( Aussi-bien suis-je sûr que vous vous en doutez)

C’est par mon ordre exprès qu’on n’a t ien à vous rendre, Et, si vous l’ignorez , je veux bien vous l’apprendre i Epousez ma cousine , ou ne prétendez pas. . . .

M. De Lamotte.

Quand je serai cocu qu’il sera bien plus gras!

Sachez , petit cousin , qui , par votre menace , Prétendez m’ajouter aux cocus de ma race ,

Que malgré mon étoile et malgré vos leçons,

go LE MERCURE GALANT,

Je veux faire mentir cerf , coucou , limaçons ,

Et fuir le mariage un peu plus que la peste.

Licidas à l’instant va décider du reste

Nos communs intérêts sont remis en sa main ;

N’est-il pas ici ?

Non , il est à Saint-Germain.

M. De L a m o T t E.

Pour long-tems ?

On ne sait.

M. De Lamotte.

Attendons qu’il revienne; Il entendra plaider votre cause et la mienne.

De mes prétentions quel que soit le succès ,

Ne me pas marier c’est gagner mon procès.

Combien devant nos yeux en voyons-nous paraître. Qui pour bien plus d’argent voudroient ne le pas être , Tant ils sont assurés de trouver au logis ,

Ou leur femme qui gronde , ou quelquefois bien pis ! Serviteur.

[ Il sort. )

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