CÉCILE, LISETTE, MERLIN, OKONTE, M. DE B Û ISL U IS A N T
M. DI Boisluxsant, à Cécile .
M A fille, vos désirs seront-ils satisfaits , .
Si demain de Monsieur vous devenez la femme ? Avez-vous du penchant à l’aimer ?
O R o n t E , à Cécile.
Quoi ! Madame ,
Vous ne repondez rien ? Que dois-je croire , hilas î
Si je vous haïssois , je ne me tairois pas.
M. DK B O I I L U I S A H T,
C’est dire , en peu de mots , tout ce que je souhaite. Lisette, à Cécile.
Dites-moi , s’il vous plaît , que deviendra Lisette, et Madame ? Il me souvient qu’autrefois vous disiez ,
» Quand on vous rnarîroit que vous me mandez :
» Vous allez devenir Madame la Mercure ,
» Pendant que je serai Lisette toute pure, si Tâter un peu de tout ne me déplairoit pas.
Cécile.
Eh quoi , te lasses-tu d’accompagner mes pas ? Lisette.
»> Non , je suis tout à vous , et mon sort tient au vôtre j
s> Mais je voudrois , Madame , être encore à quch* qu’autre.
y> Tant qu'on demeure fille on n’est point en repos ;
» Et, quoiqu’on soit suivante, on est de chair et d’os. Untroncsemblcmaudits’iln’cn sort quelque branche j Et si Merlin pcnchoit du côté que je penche... Merlin.
» Tu me parois jolie , à parler tout de bon *
)) Mais....
Lisette.
Quoi ! mais ?
Merlin.
Je te trouve un certain air fripon.
Lisette.
Je ne sais si mon air est fripon ou modeste ;
«Mais, jusqu’à ce moment, je te réponds du reste*
M. DE BOIJLCIJANT.
a» Vour leur tendre la main dans un pas si glissant , a? Je donne cent louis.
Cécile.
Et moi cent.
Et moi cent.
Merlin.
ï> Trois cents louis ! Messieurs, je l’épouse au plusvîte,,*
( A Lisette. ) y* Tu m’aimes ?
Lisette.
Oui.
Merlin.
Demain nous nous verrons au gîte.
COMEDIE