‹ Chefd'œuvres de BoursaultChapitre 44 sur 108 · CÉCILE, LISETTE, MERLIN, OKONTE, M. DE B Û ISL U IS A N T · texte numérisé non relu

CÉCILE, LISETTE, MERLIN, OKONTE, M. DE B Û ISL U IS A N T

M. DI Boisluxsant, à Cécile .

M A fille, vos désirs seront-ils satisfaits , .

Si demain de Monsieur vous devenez la femme ? Avez-vous du penchant à l’aimer ?

O R o n t E , à Cécile.

Quoi ! Madame ,

Vous ne repondez rien ? Que dois-je croire , hilas î

Si je vous haïssois , je ne me tairois pas.

M. DK B O I I L U I S A H T,

C’est dire , en peu de mots , tout ce que je souhaite. Lisette, à Cécile.

Dites-moi , s’il vous plaît , que deviendra Lisette, et Madame ? Il me souvient qu’autrefois vous disiez ,

» Quand on vous rnarîroit que vous me mandez :

» Vous allez devenir Madame la Mercure ,

» Pendant que je serai Lisette toute pure, si Tâter un peu de tout ne me déplairoit pas.

Cécile.

Eh quoi , te lasses-tu d’accompagner mes pas ? Lisette.

»> Non , je suis tout à vous , et mon sort tient au vôtre j

s> Mais je voudrois , Madame , être encore à quch* qu’autre.

y> Tant qu'on demeure fille on n’est point en repos ;

» Et, quoiqu’on soit suivante, on est de chair et d’os. Untroncsemblcmaudits’iln’cn sort quelque branche j Et si Merlin pcnchoit du côté que je penche... Merlin.

» Tu me parois jolie , à parler tout de bon *

)) Mais....

Lisette.

Quoi ! mais ?

Merlin.

Je te trouve un certain air fripon.

Lisette.

Je ne sais si mon air est fripon ou modeste ;

«Mais, jusqu’à ce moment, je te réponds du reste*

M. DE BOIJLCIJANT.

a» Vour leur tendre la main dans un pas si glissant , a? Je donne cent louis.

Cécile.

Et moi cent.

Et moi cent.

Merlin.

ï> Trois cents louis ! Messieurs, je l’épouse au plusvîte,,*

( A Lisette. ) y* Tu m’aimes ?

Lisette.

Oui.

Merlin.

Demain nous nous verrons au gîte.

COMEDIE

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