CÉCILE, LISETTE, MERLIN
MERLIN, apercevant M. Brigandeau.
JF’en crois voir un , qui vient de quelque enterrement» Oronxe.
En robe ?
MîrlIn,
C’est ainsi qu’i!s sont mis d’ordinaire Quand ils vont d’un défunt mendier l’Inventaire.
Oronte, d M. Brigandeau.
Nous vous croyons Notaire ? il en faut un ici.
M. Brigandeau.
Dieu m’en garde ! Je suis Procureur , Dieu merci ‘ Etma communauté pics de vous me députe.
La vertu d’ordinaire est ce qu’on peisécute i Et telle est aujourd’hui la licence des mœurs Que des hommes de bien , comme des Procureurs,
Qui de tant d’opprimés embrassent la défense ,
Ne sont pas à couvert contre la médisance ,
Depuis que dans le monde Arlequin-Procureur ,
Pour un corps si célébré a donné tant d’horreur.
Mais ce n’est point , Monsieur , comme on se le figure » I>e ceux du Châtelet dont on fait la peinture :
Kous savons de l’Auteur qui mit la pièce au jour Qu’ il ne prétend parler que de ceux de la Cour ; Et ma communauté , par ma voix , vous conjure D’en instruire Paris, dans le premier Mercure. . . .