X* JUGEMENS ET ANECDOTES
Arts , semblât plotdt faite pour donner des loir à la Littérature que pour en receroir. )i
c« Il est vrai que dans presque toutes ces Tra« gédies Espagnoles , il y avoit toujours quelques scènes de bouffonnerie. Cet usage infecta TAn-* glcterre. Il n'y a guère de Tragédie de Shakes* pearoù Ton ne trouve des plaisanteries d*hommes grossiers à côté du sublime des Héros. A quoi attribuer une mode si extravagante et si honteuse pour Tesprit humain» qu'à la coutume des Princes mêmes , qui entretenoient toujours des bouffons auprès d'eux } coutume digne de barbares qui sentoient le besoin des plaisirs de l'esprit» et qui étoient incapables d'en avoir ; coutume même qui a doré fttsqu'à nos tems » lorsqu'on en reconnoissoit la turpitude. Jamais ce vice n'avilit la scène Françoise : il se glissa seulement dans nos premiers Opéra , qui n'étant pas des ouvrages réguliers » sembloient permettre cette indécence ; mais bientôt l'élégant Quinaulc purgea l'Opéra de cette bassesse. 3>
« Quoi qu'il en soit » on se piquoit alors de savoir l'Espagnol » comme on se fait honneui; anîourd'hui de parler f unjois. C'étoit la langue