I.e mot d^arborer , fort bon pour les étendards « ne
vaut rien pour les arbres ; il falloit y mettre : planter.
Pleure:^, pleure^, mes yeux , et fondez-vous en eau ^ La moiti/ de ma vie a mis Vautre au tombeau , Et m*Mige â venger, après ce coup funeste , Celle que je n'ai plus , sur celle qjii me reste»:^
Cet quatre vers, que Ton a trouvés si beaux 9 ne .sont
pourtant qu'une happelourdc *, car, premicrcment , ces yeux fendus donnent une vilaine idée à tous les esprits délicats. On dit bien : fondre en larmes ; mais on ne dit point : fondre les yeux. De plus » on appelle bien une maîtresse , la moitié de sa vie; mais on ne nonime point un perc ainsi. Et puis, dire : que la moitié d'une vie a tué Tautce moitié » et qu*on doit venger cette moitié suc Tautre moitié, et parler et marcher avec une troisième vie, après avoir perdu ces deux moitics , tout cela n'est qu'une fiiusse lumière , qui éblouit l'esprit de ceux qui %t plaiséfft ft la voir bdlier.
JR âéddre mon coeur f mnspartagermait ame»*mm
' ^ *€e v^rs n*est encore» imon avis», qu'un galimathias
pompeux 5
îhnpeiix ; car le cœur et Tame sont tous deux pris , en ce iens , pour U partie où ri^idenc les pasdons.
Quoi / du sang de mùn pm tneor tome trempée /....
Ce vers me fait souvenir fiu'ii y en a un autre tout (areil qui dit : .
. Quoi l da sang de Rodrigue eneor toute tretnpée
Cette conformité de mou > de rime etilcj>epsà5 > montre une grande stérilité.
Mais saiu quitter l'envie»
11 falloit dire : sans perdre l'envie i ce mot de quittif a*est pas en son lieu.
^ux traits de ton amour ^ ni detond/sespoin*^.
Ce mot de trait, en cette signification , est populaire, et s'U eût dit : aux effets » la phrase eût M bien plut aoble.
Vigueur, vainqueur j trompeur, peun.*m
Ce sont quatre Élusses rimes, qm se touchent» et qu'un cq>rit exact ne doit pas mettre si pr^«
Ma crainte est dissipée, et mes ennuis cessés,,*»
Ce n'est point parler François; on dit : finis, ou terminés , et le mot de cessés ne se met jamais comme il est là.
Oii fut Jadis Vajfront que ton courage efface,... Ce jadis ne vaut rien du tout , en cet endroit , parce
qu'il marque une chos&faiu il y alang*tems, ^ oauf
1,4 OBSERVATIONS
sarom qu*U n*Y a que quatre qu cinq heuces que 909 Dicgue a ccçu le soufflet dont il eatend parler»
, ^ , . • • Et It sang qui m'anitnif9
L* Auteur n'est pas bon Anatomistc : ce n'est point le sang qui anime , car il a besoin lui-même d'être animS par les esprits vitaux qui se forment au coeur , et dont . îl^ n'est > pour user du terme de l'art , que le véhicule*
JJur brigade ttoit pr//<#.««
Cinq cents hommes est un trop grand nombre pôUt ne rappeller qu'une brigade : U y a des régimens entiers qui n'en ont pas davanuge > et quand on se pique do vouloir parler des choses suivant les termes de l'art , il en faut savoir la véritable signification , autrement on paroît ridicule en voulant paroître savant»
à MUS voir ihardier m si hrn équipage..*.
Ccst encore parler de la guerre en bon bourgeois qui va à la garde ; au lieu de ce vilain mot d'équipage , qui ne vaut rien là , U .£aUoit dire : en si bon ordre.
Sortir d'une bataille , et combattre à Pinstant.... Tout de même i ce combat des Mores, Éwt de nuit^' n'étoit point une bataille.
Que ce Jeune Seigneur endosse U hamois,...
Ce jeune Seigneur qui endosse le hamois » est dH tons de. Moult , de Picça et d'Ainçois.
. . « ^ ; « £^ leurs terreurs s'oublient,9**
'^OOk ne TOAt rient on doit dk^ âniuent y cesseOT^
SUR LE GID. \ii
%a se dissipent ; car ces terreurs qui s'oublient elles*
mêmes , ne sont qu'un pur galimathias.
• ••••• ContnfàiHS te trUtis
Ce mot de contrefaites est trop bas pour la Poésie t on doit dire : feignez d'être triste. Il y a encore cent Ciatcs pareilles dans cette Pièce , soit pour la phrase ^ on pout la construction ; mais, sans m'arrSter darvan*» tage 9 je veux passer de l'examen des vers à la ptcuva des larcins » aussi-tôt que pour montrer comme cee
Auteur est st<5rile , j'aurai fait remarquer combien de ibis dans son Focme il a mis les pauvres lauriers si cominuns s voye;p4e , je vous en supplie.
lîs y prennent naiffonceaa nUîieu des îaurierst^êé
JLaurier dessus ,hurier g. vidoire sur victoire.».» ^ Que pour voir en un four jUtmr tant de lanrierr,.»^
Tout couvert de lauriers, craigne^ encor la foudre,
Mille et mille lauriers t dont sa tiieett couverte».** Au milieu de VAfrique arborer ses' îatriérs.l.*
J'irai y sous mes cyprès^ accabler ses lauriers,.»» "
Le ehef^ au lieu de fleurt , eçwoméde lauriert.:i Jaù gagnant ^ laurier , vous impose Silence*
La dernière partie de mon Ouvrage ne me donne pas plus de peine que les autres. Le Cid est une Co« snédie Espagnole , dont presque tput ^otdr^ , scène pour scène , et toutes les pens<£es de la Françoise , sont tirds; et, cependant, ni Mondori, ni les affiches» ni rimpression n'ont appelié ee Poëme » ni tfÉduction , ni f araphi;^!^.^ ni IçiUmfîfi^im^^ÛW p loais bien eQi)nt^
Mij
n» OBSERVATIONS
ils parlé comme d'une chose qui seroit purement 1 celui qui n'en est que le Traduaeur > et lui-môme a dit » comme un autre a remarqué,
Qu*iî ne doit qu'à lui seul toute sa renommée.
Mais» sans perdre une chose si précieuse que le tems» ttouveft bon que fe m^acquitte dt ma promesse » et qu%
je fassQ voir que j'entends aussi TEspagnoU
De mis hastgnaf cscritas >
Dare al principe un translado,
Y a prendera en lo que hise Sino' aprende en la que hago^
Pùar s^insmUn d'êMempU^ en d/pit âi Pmnifie.^ Il lira seulement l'histoire de ma
Hssc sentimicnto adoro, £ssa coiera me agrenda i
• • • • , • Agréable colère !
Digne ressentiTnettt à ma douleur bien doiuc /
Lava > lava con sangre , Porque el/honor que «e lava»
Con sangre se lia de lavar»
Ce n'est que dm te smg qu'oie lave m ul enunige^
Poderoso es el contarti<K Je te étonne à combattre un homme à ndouten
A qui offensa y a illi espada* £ufin tu sais l'affront ,ettu tieiu la vengeance^
SUR L£ CID
Ko tengo tnzs quç de xirtCt ne te dis plus rien • • »
Y voy allorar aflEcentas.
Accable de malheurs oîi le destinnu range 0- Je m*en vais les pleurer*
Siii padce el offendido ( estragna pena)
Y elofFensor, cl padre de Ximena.
• ••••• 0 Dieu ! V/trange peint t
En cet affront mon fere est l'offense ^ Ei l'offenseur U ptrt de Chimine.^
Confieso que fua locura 9 Ma no la quicro emcndar.
Je l'avoue entre nous , quand je lui fis l'affront , J'eus le sang un peu chaud , et le hras un peu prompt $ Jdais puisque c*en est fait , le coup est sans remède»
Que los hombrescomo yo , Tienne mucho que perder.
Un jour seul ne perd pas un homme tel que mou
Y a de pcrdersc CastiUa Ancesque yo.
Tout l'Etat périra , s'il faut que je pùissc»
Crade»
Quienesi
Oigitized
OBSERVATIONS
Aç;tapactt>
Quiero dezirte qui en soi«
Qu^ me quiercs
Quiero ablatte».
A quel vicio que esu a parce »
Sabes qui en es ?
Y a lo set.
Forque los diises i
Porque î Hablo blaxo > escucha. .
Di.
Ko sabes que fne despoio
De liorra > y vallon ^
Si secia%
y que C5 sangre suya , y miS La que 70 tengo en et oio »
Sabes*
Y el sabeUos 9 Que faïadeimpoxtaK^