SCENE TROISIEME
L'informer avec soin^ comme va soa amour»
l^Observateur a bien repris cet endroit 5 il feUoit dirCÎ ^ums informer d'elU. • .
Madame, toutefois,..^
En cet hémistiche , toutefois est mal placé.
l^tf fa fftain surmon cceufj Et vois comme il se trouble au nom de son vainqueur,
tn tout cet endroit , le nom de Rodrigue n'a point étd prononcé. £ile veut peut-être entendre son nom par : ee jeune ChevalUn mais il le désigne seulement, et ne lenonune pas.
Mais je n*ea veux jpoint suivre ou ma gloire s*engagff
^ Ce dernier mot ne dit pas asseï , pour signifier : ma lloire courtfortune»
A pousser des soupirs pour ce que je dédaigne,
D/daigne dit trop pour sa passion 5 car en effet elle
l'estimoit; elle- vquIm dire : pour ce que je devrçit drfdJigner^
SUR LE C I p. it}
^ . m • m . Jele crains et soukàite,
L* usage veut que Ton répète rartiçle d'autant plus que les deux verbes sont de signification fbct ^ffiftcnte, et qu'autrement le uiot souhaite^ sans Tarucle^ finit ^texulre quelque chose ensuite.
Jiftf ghire et mon amour ont tous deux tant d'ajfpas , Que je meurs s*U s'ackeve, et- ne s'achève pas»
le premier ^sers ne s'entend point 9 et le second est
bien repris par TObservatcur > il falloit dire : s'il s'achève, at s'il nê s'achève pas , parce que cet et coi^oint ce qui se doit séparer.
A vos esprits fiottans» . ,
JL'Ob&ervateur a mal repris cet endroit , pour ce qujB • les passions sont comme les vents qui agitent l^esprît» et donnent lieu à h métaphore ; et quant au pluriel esprits , il se peut fort bien nvBttre en Poésie , pour signifier Vesprtt.
Pour souffrir la vertu si long-tems au supplice.
Cette expression n'est pas achevée ; on ne dit point : souffrir quelqu'un au supplice; mais bien souffrir que quet^ qu'un soit au^suppïice , outre qu'Ar< eu suppllte, laisse une f&cheuse image à l'esprit.
Ma plus douce espérance est de perdre l'espoir»
Ce vers est beau , et TObsçrvateur Ta mal repris % peut cfi qu'elle ne pouvoit rien espérer de plus avantageux pour sa guérison 1 que de voir Rodrigue telle-
itx4 5 E N T I M E N S
ment U6 à Chimene , qu'elle n'eut plu» lieu d'espéitc $§i possession*
Par voseommaïutemens, QUrnenevouttignivàm
Ce vers est bis, et la façon de parler n'est pas iran^ çoise , pour ce qa^on ne dit point : m tttmunM voin
par vos commande me lis.
Cet hyménéê à mis ^galment importe.
Ce vers est mai tourné , et à trois après hymin/e danf le repos du vers , fait un fort mauvais effet,