‹ Chefd'œuvres de P. CorneilleChapitre 72 sur 92 · SCENE TROISIEME · texte numérisé non relu

SCENE TROISIEME

L'informer avec soin^ comme va soa amour»

l^Observateur a bien repris cet endroit 5 il feUoit dirCÎ ^ums informer d'elU. • .

Madame, toutefois,..^

En cet hémistiche , toutefois est mal placé.

l^tf fa fftain surmon cceufj Et vois comme il se trouble au nom de son vainqueur,

tn tout cet endroit , le nom de Rodrigue n'a point étd prononcé. £ile veut peut-être entendre son nom par : ee jeune ChevalUn mais il le désigne seulement, et ne lenonune pas.

Mais je n*ea veux jpoint suivre ou ma gloire s*engagff

^ Ce dernier mot ne dit pas asseï , pour signifier : ma lloire courtfortune»

A pousser des soupirs pour ce que je dédaigne,

D/daigne dit trop pour sa passion 5 car en effet elle

l'estimoit; elle- vquIm dire : pour ce que je devrçit drfdJigner^

SUR LE C I p. it}

^ . m • m . Jele crains et soukàite,

L* usage veut que Ton répète rartiçle d'autant plus que les deux verbes sont de signification fbct ^ffiftcnte, et qu'autrement le uiot souhaite^ sans Tarucle^ finit ^texulre quelque chose ensuite.

Jiftf ghire et mon amour ont tous deux tant d'ajfpas , Que je meurs s*U s'ackeve, et- ne s'achève pas»

le premier ^sers ne s'entend point 9 et le second est

bien repris par TObservatcur > il falloit dire : s'il s'achève, at s'il nê s'achève pas , parce que cet et coi^oint ce qui se doit séparer.

A vos esprits fiottans» . ,

JL'Ob&ervateur a mal repris cet endroit , pour ce qujB • les passions sont comme les vents qui agitent l^esprît» et donnent lieu à h métaphore ; et quant au pluriel esprits , il se peut fort bien nvBttre en Poésie , pour signifier Vesprtt.

Pour souffrir la vertu si long-tems au supplice.

Cette expression n'est pas achevée ; on ne dit point : souffrir quelqu'un au supplice; mais bien souffrir que quet^ qu'un soit au^suppïice , outre qu'Ar< eu suppllte, laisse une f&cheuse image à l'esprit.

Ma plus douce espérance est de perdre l'espoir»

Ce vers est beau , et TObsçrvateur Ta mal repris % peut cfi qu'elle ne pouvoit rien espérer de plus avantageux pour sa guérison 1 que de voir Rodrigue telle-

itx4 5 E N T I M E N S

ment U6 à Chimene , qu'elle n'eut plu» lieu d'espéitc $§i possession*

Par voseommaïutemens, QUrnenevouttignivàm

Ce vers est bis, et la façon de parler n'est pas iran^ çoise , pour ce qa^on ne dit point : m tttmunM voin

par vos commande me lis.

Cet hyménéê à mis ^galment importe.

Ce vers est mai tourné , et à trois après hymin/e danf le repos du vers , fait un fort mauvais effet,

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