SCENE TROISIEME
• • • • L'effroi de Grenade et Tolède*
II falloit répéter le de , et dire : de Grenade et de Tolède.
• Epargne ma honte*
Cela ne signifie rien; car honte n'est pas bien pour pu* deur, ou modestie»
Eile sang qui m^anime»
L'Observateur n'a pas bie^ repris cet endroit, puisque tous les Poètes ont usé de cette façon de parier , qui est belle.
Sollicita mon ame encor toute troublée,
SalVicîta mon flmf 'seulement , n'est pas assez, dire. U falloit ajouter, de quoi elle avoit été soUicitée»
• « • f • • Leur brigade ùoit prête, .
s U R • L E C I D. . lit
Contre l'avis de r Observateur , le mot de brigade se peut prendre pour un plus grand nombre que cinq cmts. H est vrai qu'en terme de guerre , on n'appelle hrie;ade , qu€ ce qui est pris d'un plus grand corps : et quelquefois on peut appeller Irigaàe la moitié d'une armée que l'on détache pour quelque effet i mais en terme de poésie , on prend Iritai^ pour trouft , de quelque façon que ce soit.
£/ parottre à la Cour ^ eût hasardé ma tête»
Il falloît dire ; ç*eût été hasarder tna tète ; car on ne peut faire un substantif de paroitre » pour régir tût
hasardé t \ . .
• • . • Marcher en si hoti équipage,
L'Observateur a eu raison de dire qu'il eût été mieux de mettre enhon ordre , qu'en hon équipage , car ils allolent au combat , et non pas en voyage. Mais il a tort de dire que le mot à*équqiHtg9 soit vilain.
J'en cache les deux tiers , aussi-tôt qu*arrivés.
Cette façon de parler n'est pas Françoise. Il falloit dire: aussirtât qti'Hs furent arrivés ^ ou ils forent cachés aussi-tôt
qu'arrive's.
Les autres an signal de nos vabseaux r/pondent. Ce vers est dmâl' rangé, qu'on ne sak ^ c'est le signal
des vaisseaux , ousid^j vaisseaux on répond au signaU Et leurs terreurs s'oublient.
VObmvêttm n'a pas.plas de raison de condam«t
vij
zit s £ N T I M £ M s
roublient que s'accorder » cpmme il a été cemarqttfS zU^ . paravent.
• RétahlUUuf désordre^
On ne dit point r/tatllr le désordre ; mais bien r/iMir
l'ordre.
Nous laissent pour adieux des cris épouvantables.
On ne dit point : laisser wt adieu , ni laisser des cris ; mait bien , dire adieu j et jeter des cris ; outre que les vaincus
ne disent jamais adieu aux vainqueuis.