‹ Chefs-d'œuvre de BossuetChapitre 27 sur 70 · CHAPITRE Xï · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xï

La propluîtie de Malachie, qui est le dernier des propliètcs ; et l'aclièvement du second temple.

Enfin le temple s'achève ; les vicfimes y sont immolées ; raaia

les Juifs avares y offrent des hosties défectueuses. Malachie, qui

les en reprend, est élevé à une plus haute considération; et, à

l'occasion des offrandes immondes des Juifs , il voit L'o[frande

.toujours pure et jamais souillée qui sera présentée à Dieu , non

» ZAcn. XI. 12, 13.— « Jbid. m, 10, 17.— ' H/id. xiii. 7.— 4 lùid. xir, 10.— s lôid. n. 8, 9, 10, 11.— t l.Esi*, IH, 12. — 7 AèC u, 7, 8, 9,10.

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pins seulement comme autrefois dans le temple de Jérusalem, mais depuis le soleil levant jnsqu au couchant} non plus par les Juifs , mais par les Gentils , parmi lesquels il prédit que le nom de Dieu sera grand '.

Il voit aussi, comme Aggée, la gloire du second temple et le Messie qui l'honore de sa présence ; mais il voit en même temps que le Messie est le Dieu à qui ce temple est dédié. « J'envoie « mon ange, dit le Seigneur », pour me préparer les voies, et c incontinent vous verrez arriver dans son saint temple le Sei- G gneur que vous cherchez , et l'ange de l'alliance que vous dé- « sirez. »

Un ange est un envoyé : mais voici un envoyé d'une dignité merveilleuse ; un envoyé qui a un temple, un envoyé qui est Dieu, et qui entre dans le temple comme dans sa propre demeure ; un envoyé désiré par tout le peuple, qui vient faire une nouvelle alliance, et oui est appelé, pour cette raison, l'Ange de l'alliance ou du testament.

G'étoit donc dans le second temple que ce Dieu envoyé de Dieu devoit paroitre : mais un autre envoyé précède, et lui prépare les voies. Là nous voyons le Messie précédé par son précurseur. Le caractère de ce précurseur est encore montré au prophète. Ce doit être un nouvel Élie, remarquable par sa sainteté , par l'austérité de sa vie, par son autoriié et par son zèle ^.

Ainsi le dernier prophète d^ l'ancien peuple marque le premier prophète qui devoit venir après lui , c'est-à-dire cet Élie, précurseur du Seigneur qui devoit paraître. Jusqu'à ce temps le peuple de Dieu n'avoit point à attendre le prophète ; la loi de Moïse lui devoit suffire : et c'est pourquoi Malachie finit par ces mots ^ : a Souvenez-vous de la loi que j'ai donnée sur le mont « Horeb à Moïse mon serviteur pour tout Israël. Je vous envera rai le prophète Élie, qui unira les cœurs des pères avec le 0 cœur des enfants, » qui montrera à ceux-ci ce qu'ont attendu les autres.

A celte loi de Moïse, Dieu avoiî joint les prophètes qui avoient parlé en conformité , et l'histoire du peuple de Dieu faite par les mêmes prophètes, dans laquelle étoicnt confirmées par des expériences sensibles les promesses elles menaces de la loi. Tout étoit oigueuïicmen*, écrit ; tout étoit dirigé par l'ordre des temps : et

• Uit.i. u — ' lOid m, 1.— 2 lùid, m. i. iv, i, e.— 4 îùi'J. iv. 4, ^6,

■J64 Discouns

voilà ce qne Dîeu laissa pour l'inslruclion de son peuple, quand il

fit cesser les prophéties.

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