PREMIERE EPOQUE
àdass, oc la création.
Premier âge du monde.
La première époque tous présente d'abord un grand spec- aus Ans
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tacle : Dieu qui crée le ciel et la terre par sa parole, et qui tait monde J -G. l'homme à son image. C'est par là où commence Moïse, le i 4004 plus ancien des historiens, le plus sublime des philosophes et le plus sage des législateurs.
Ilpose ce fondement tant de son histoire que de sa doctrine et de ses lois. Après, U nous fait voir tous les hommes renfermés en ua seul homme, etsafemme tirée de lui ; la concorde des mariages et la société du genre humain établie sur ce fondement; la perfection et la puissance de l'homme, tant qu'il porte l'image de Dieu en son entier ; son empire sur les animaux ; son innocence tout ensemble et sa félicité dans le Paradis, dont la mémoire s'est conservée dans l'âge d'or des poètes ;.le précepte divin, donné à nos premiers parents ; la malice de l'esprit tentateur et son apparition sous la forme du serpent ; la chute d'Adam et d'Eve, funeste à toute leur postérité; le premier hommejustement puni dans tous ses enfants, et le genre humain maudit de Dieu ; la première promesse de la rédemption, et la victoire future des hommes sur le démon qui les a perdus.
La terre commence à se remplir, et les crimes s'augmen- 129 3875 lent Caïn , le premier enfant d'Adam et d'Eve, fait voir au monde naissant la première action tragique ; et la vertu commence dès-lors à être persécutée par le vice. ' Là paroissent les mœurs contraires des deux frères : l'innocence d'Abel, sa vie pastorale, et ses offrandes agréables; celles de Caïn rtjfrtées, son avarice, sonimpiété, son parricide, et lajalousie mère des meurtres ; le châtiment de ce crime, la conscience du parricide agitée de continuelles frayeur ; la première ville bâ-
»Geb. IV, 1. 3. 4. 8.
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du^ dôv' ^'* ^^^ ^ méchant, qui se cherchoit un asile contre laîiaîne et Boude. j.-(j* i'borrcur du genre humain ; l'invention de quelques arts par ses enfants ; la tyrannie des passions, et la prodigfefiie maîîgnitédu cœur iiumaiu toujours porté à faire le mal; la postérité deSeth, fidèle à Dieu malgré cette dépravation ; le pieux eS7 8017 Henoch miraculeusement tiré dn monde qui n'étoit pas digne de le posséder ; la distinction des enfants de Dieu d'avec les enfants des hommes, c'est-à-dire de ceux qui vivoicnt selon l'esprit, d'avec ceux qui vivoient selon la chair ; leur mélange et la corruption universelle du monde; la ruine des hommes résolue par un juste jugement de Dieu ; sa colère dénoncée lo3G 2168 aux pécheurs par son serviteur Noé ; leur impénitence, et leur endurcissement puni enfin par le déluge ; Noé et sa 1GS6 2348 famille réservés pour la réparation du genre humain.
Voilà ce qui s'est passé en 1656 ans. Tel estle commenceaîentde toutes les histoires, oii se découvre la toute-puissance, la sagesse et la bonté de Dieu ; l'innocence heureuse sous sa protection ; sa justice à venger les crimes, et en même temps sa patience à attendre la conversion des pécheurs ; la grandeur et la dignité de l'homme dans sa première institution ; le génie du genre humain depuis qu'il fut corrompu ; le naturel de la jalousie, et les causes secrètes des violences et des guerres, c'est-à-dire tous les fondements .de la religion et de la morale.
Avec le genre humain, Noé conserva les arts, tant cenx qui servoient de fondement à la vie humaine et que les hommes savoient dès leur origine , que ceux qu'ils avoient inventés depuis. Ces premiers arts que les hommes apprirent d'abord, et apparemment de leur créateur, sont l'agriculture ', l'art pastoral *, celui de se vêtir ', et peut-être celui de se loger. Aussi ne voyons-aous pas le commencement de ces arts en Orient, vers les lieux d'où le genre humain s'est répandu. La tradition du déluge universel se trouve par toute la terre. L'arche, où se s:vuvôrent les restes du genre humain, a été de tout temps célèbre en Orient, principa)e«m;nt dans les lieu:it où elle s'arrêta après le déluge. Pînsienrs autres eirconstances de cette fameuse histoire se trouvent marquées
«GEîr.ii,15;ni, 17 13, 19; IV, 2.— 3 !àid. iv, i—^Iôid. ni, 21.
5CR l'histoire universelle* 7
dans les annales et dans les traditions des anciens peuples ^ : ans ans les temps eopviennent, et tout se rapporte, autant qu'on le omndo. j.-c. le pouYoil espérer, dans une antiquité si reculée*