LA PRISE DE TROIE
£r>io 1 ÎS4 Cette époque de la ruine de Troie, arrivée environ l'an oOo après ià sortie d'Egypte, et 1104 ans après le déluge, est considérable ; tant à cause de l'importance d'un si grand Vénement céléltré par les deux plus grands poètes de la
I HeROD. lib. 1, C 95.— = Gen, X, U. — 2 JOSUE. XIX, 29. JOSEPD.
intiq. lib. vm, cap. ii.
SUR l'histoire UNITBKSSLtS; 15
Grèce et de l'Italie, qu'à cause qu'on peut rapporter à cette ans «ns date ce qu'il y a de plus remarquable dans les temps appe- monde. jf-C lés fabuleux ou héroïques : fabuleux à cause des fables doDt les histoires de ces temps sont enveloppées ; héroïques, à cause de ceux que les poêles ont appelés les Enfants des dieux, et les Héros. Leur vie n'est pas éloignée de cette prise. Car du temps de Laomédon, père de Priam, paroissent tous les héros de la toison d'or : Jason, Hercule, Orphée, Castor et Pollux, et les autres qui sont connus ; et dn temps de Priam même, durant le dernier siège de Troie, on voit les Achille, les Agamemnon, les Ménélas, les Ulysse, Hector, Sarpédon fils de Jupiter, Énée fils de Vénus, que les Romains reconnoissent pour leur fondateur, et tant d'autres, dont des familles illustres et des nations entières ont fait gloire de descendre. Cette époque est donc propre pour rassembler ce que les temps fabuleux ont de plus certain et de plus beau. Mais ce qu'on voit dans l'histoire sainte est en toutes façons plus remarquable : la force prodigieuse 2887 lin d'un Samson, et sa foiblesse étonnante; Héli, souverain pontife, vénérable par sa piété, et malheureux par le crime de ses enfants ; Samuel juge irréprochable et prophète choisi de Dieu pour sacrer les rois ; Saiil, premier roi du 2888 1176 peuple de Dieu, ses victoires, sa présomption à sacrifier 290 o îûqs sans les prêtres, sa désobéissance mal excusée par le prétexte de la rehgion, sa réprobation, sa chute funeste. En ce temps, Codrus roi d'Athènes se dévoua à la mort pour le salut de son peuple, et lui donna la victoire par sa mort. Ses enfants Médon et Nilée disputèrent entre eux le royaume. A cette occasion, les Aihéniens aboUrent la royauté, et déclarèrent Jupiter le seul roi du peuple d'Athènes. Ils créèrent des gouverneurs ou présidents perpétuels, mais sujets à rendre compte de leur administraUon. Ces magistrats furent appelés Archontes. Médon, fils de Codrus, fut le premier qui exerça cette magistrature, et elle demeura longtemps dans sa famille. Les Athéniens répandirent leurs colonies dans cette partie de l'Asie mineure qui fut appelée [cnie. Les colonies Éoliennes se firent à peu prè^î dans le iDême temps, et toute l'Asie mineure se remplit de villes
dîf (ïe"r . ST^^^"*'^- ■Ap^'^s Saûl , paroît un David, cet admirable berger, nioiiiie. j.-c. vainqueur du fier Goliath, et de tous les ennemis du peuple 2940 1055 de Dieu; grand roi, grand conquérant, grani prophète, digne de chanter les merveilles de la toute-puissance divine ; homme enfin selon le coeur de Dieu, comme il le nomme lui-même, et qui, par sa pénitence, a fait même tourner son «970 1034 crime à la gloire de son créateur. A ce pieux guerrier suc- Î990 1014 céda son fils Salomon, sage, juste, pacifique, dont les mains pures de sang furent jugées dignes de bâtir le temple 8992 lOlt de Dien.