‹ Chefs-d'œuvre de DiderotChapitre 65 sur 67 · canne invisible. La grâce · texte numérisé non relu

canne invisible. La grâce

/*., 1. 28 : ancien professeur de rhétorique. Augustin.

P. 94, 1. 5 : ce guide. Toujours le même Augustin.

P. 96, 1. 6 : Ménippe. Un des plus amusants et irrévérencieux personnages des Dialogues de Lucien.

P. 98, 1. 25 et suiv. : les maximes de votre chef... quatre cents ans avant lui. C'est cette vérité que M. Ernest Havet a si fortement établie dans ses Origines du christianisme.

P. io3, 1. i3 : un coup de vergette. L'extrême-onction.

Supplément au Voyage de Bougainviixe.

At quanto meliora monet. « Qu'ils sont meilleurs, et comme ils contredisent ces lois factices, les enseignements de la nature, pourvtr^qu'une juste mesure préside à l'emploi de ses dons, etoKTon n'aille point mêler aux biens désirables les maux qini faut fuir ! Ne crois pas qu'il importe peu de savoir si tu souffres par ta faute ou par le vice des choses. »

liougainville, mathématicien, militaire et marin, accomplit, de 1766 â 1769, le premier voyaee autour du monde exécuté

Î>ar un Français. La relation de ce voyage parut en 1771. Assézat.) P. III, 1. 28 : Expulsion des Jésuites du Paraguay. 1768. P. 112, 1. 7-9 : Byron (John) avait exploré la Patagonie en

1764. Maty, secrétaire de la Société royale de Londres. Tous

les deux, comme Pigafetta, le compagnon de Magellan,

croyaient à la taille colossale des Patagons.

Les habitants de la Terre de Feu di^rent notablement des Patagons. Darwin, qui les a étudiés de près, nous montre en eux les derniers des humains.

Au reste, les sauvages, tels que le xviii* ûède se les est

IfPTES ÏT VARIANTES, 2by

figurés, reiMmbleQt aux sauvants réela à peu près sutaot que

les paysans de George Sand aux vrais paysans.

P. 1 1 3, l. 7 : l'iie des Lanciers. Une des Pomotou, découverte par BougainviUc en 1768.

Ib,. I. 29 : Poissonniert médecin, lieutenant-général des armées de l'impératrice russe Elisabeth, s'était fait une renommée considérable par l'invention de cet appareil.

Ib., 1. 33 jusqu'à p. 116 : ébauche du discours du vieillard^ qu'on trouvera au Supplément, p. 127, etc.

P. 114, 1. 16 : Vhobbisme social. Le philosophe Hobbes exprimait Torigine des relations entre les hommes par cette courte formule : Homo homini lupus : L'homme fut pour l'homme un loup.

P. 116, 1. 33 : c'est ce doigt du milieu que les Romains appelaient quelquefois le doigt obscène. Il a conservé son office à travers toutes les vicissitudes de l'évolution sociale, depuis l'état sauvage jusqu'en pleine civi isation. Voilà, dirait 1 ylor, un fait bien caractérisé de survivance.

P. 1 1 7. l. 1 1 ; le gérofle. On dit aujourd'hui plus volontiers girofle»

P. 118, I. 4 : Anquetil-Duperron^ le courageux investigateur qui, au prix de fatigues inouïes, a rapporté en France le texte du Zend-Avesta, déchiffré depuis par le Danois Rask et notre Eugène Burnouf.

P. 127, I. 3 : il est question d'un vieillard dans la relation dt Bougainville. Mais c'est Diderot qui le fait parler.

. . 128, 1. II et suiy. : distinction du tien et du mien. On sent ici que Diderot n'a jamais complètement renoncé aux idées que lui-môme avait suggérées à Rousseau sur l'état de nature et l'état civilisé. Ce paradoxe est d'ailleurs un legs de l'éducation religieuse et classique. La Bible et la mythologie ont placé l'âge d'or et l'Eden à l'aurore de l'humanité. C'est

Êar ses souvenirs d'enfance autant que par son sujet que liderot se trouve conduit à chercher dans la communau é des

biens et des femmes, trait des sociétés rudimentaires, le chimérique idéal qui déjà séduisait Platon. Son plaidoyer est

éloquent et charmant, et cela suffit.

P. i3i, I. 27 : petits œufs de serpent. Les verroteries et

perles fausses.

P. i32, I. 29: le

effet, et les autre

péens ont sans

dépopulation de

est tombée de ce

pas les seules c

général. Parmi I

surtout l'épuisen

rière.

P. |33^ l, 17 : l'usage de la langue espagnole. Portugaise DIDEROT, n. 17

eût été plus yraisemblable. Queiros, qui découvrit Talti en 1606, était Portugais.

P. i38f l 19 : des pieds, des mains, une tête? C'est à quoi D*oat pas songé les inventeurs du grand architecte. Sous sa forme légère, l'areument est solide. Pour le parer, les logiciens en sont réauits à TRypothèse d'une intelligence oépouillée de toutes les conditions de Tintelligence. Quand ils auront découvert un être qui pense sans cerveau et qui agit sans organe et sans forme, on discutera leur croyance. Dioerot ici est fort en avant de Voltaire.

Cet écrit pourrait servir de texte à un commentaire perpétuel, puisque les plus hautes questions sociales y sont tour à tour abordées. Avec autant de verve que de profondeur, Diderot critique non-seulement dès anomalies bizarres comme le célibat des prêtres mâles et femelles, mais les institutions inséparables de Tordre civilisé, le mariage, la propriété, TEtat. 11 établit le caractère conventionnel et factice des délits non prévus par la nature et enjgendrés par les lois; il montre en chacun de nous la guerre civile que soutient Vhomme naturel contre Vhomme artificiel , et les alternatives de cette lutte inexpiable. Tout ce qu'il dit à ce sujet est excellent et doit être médité par tous les moralistes et législateurs. Sa conclusion, p. 168, est irréprochable : c Nous parlerons contre les lois insensées jusqu'à ce qu'on les réforme; et en attendant, nous nous y soumettrons. » Mais sa thèse a ses côtés faibles. Le XVIII* siècle n'a connu que des sauvages de fantaisie, auxquels Diderot et Voltaire lui-même, aussi bien que Rousseau, attribuent les vertus moins les vices, la raison moins les erreurs de l'homme affiné par la civilisation. C'est là un paradoxe, disons-nous, qui se concilie facilement avec notre déplorable éducation rationaliste. Diderot, le précurseur de la théorie évolutive, croit encore que la raison, le sens du juste sont des facultés irréductibles et communes à tous les hommes de tous les états et de tous les temps. C'est avec sincérité qu'il hésite à se prononcer entre les avantages de la civilisation et la prétendue félicité de la vie sauvage. Il incline réellement « à croire (p. 167) les hommes d'autant plus méchants et plus malheureux qu'ils sont plus civilisés. » Le paradoxe est tombé, la critique reste ; et le paradoxe l'a rendue plus piquante. On sourira de l'un, comme d'une bonne plaisanterie; on profitera de l'autre, si l'on peut

P. 168. 1. 21 et suiv. : La Reymer. Gardeil, Tanié, M"» de La Chaux, Personnages de Ceci nest pas un conte, tome l*'. Desroches, M"« de La Carlière^ sont mis en scène dans le dialogue- récit intitulé : Sur l'inconséquence du jugement public de nos actions particulières.

Entretien entre D'Alembert et Diderot*

P. 173, I. i : J'avoue, etc. Parfaite définition du Dieu de la

métaphysique.

P. 174, 1. 21 : une sensibilité inerte. Cette expression, amc-

née par les besoins de Tantitbèse, impliquerait la présence de la sensibilité dans Tatome, dans Tultime partie ae l'élément chimique. Il semble que ce soit là le dosme fondamental du Monisme, qui est aujourd'hui une sorte ae matérialisme métaphysique. Et Diderot ne paraît pas éloigné, par moments, d'y croire. Ce que c*est que la puissance d un mot! on sacrifie la justesse à la concision; au lieu de sensibilité inerte^ il eût fallu dire : caj^acité d'acquérir, en et par certaines combinaisons, la sensibilité. C'était plus long, mais l'équivoque disparaissait.

P. 175, 1. 37 : Hue^, auteur du monument de Maupertuis le père. Grimm disait de cet ouvrage : « 11 ne rendra pas à M. Huez l'immortalité qu'il donne au père de Maupertuis. » (Note d'Assézat.)

/^., 1. 39 : Falconet fait peu de cas, etc. Dans sa correspondance avec Diderot.

P. 175, 1. 36 : grand géomètre. D'Alerabert lui-mSme.

P. 177. 1. 27 : in vasi licitOy et Jiat, etc. En vase licite, et foit fait un homme selon la formule. Le piquant de l'ordonnance réside dans ce vas ticitum, une des préoccupations constantes de la casuistique, laquelle, comme on sait, toujours s'agite entre Charybde et Scylla, et ne quitte pas vblontiers ces régions périlleuses.

P. 178, 1. 21 et suiv. : le vermisseau,., s'achemine peut-être à l'état de grand animal. Cette idée, développée dans les Pensées sur V interprétation de la nature^ 2, contient en germe toute la théorie de la descendance et de l'évolution. Tout ce qui suit est le résumé le plus parfait, et souvent le résumé par avance, de toute la psycholo^e physiologique et de ce qu'on a nommé la philosophie première. Diderot apparaît ici absolument dégagé de tonte idée et de tout « ga* limatias métaphysico-théologique » (p. 184).

P. 186, l. i3 : Berkeley enseignait que, l'esprit ne pouvant concevoir que des idées ou formes immatérielles, tous les objets extérieurs n'étaient que des idées de notre esprit, ce que Stuart Mill a depuis appelé des possibilités de sensation. O sensationnistes subtilisants!

P. 188, 1. I : Est-ce qu'on est sceptique? mot fameux et digne de l'être.

P. 189, 1. 16 : Mémento quia pulvis» Souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras (que tu te dissoudras) en poussière.

Rêve db D'âlembert.

P. 190, 1. 8 : tdté le pouls et la peau. Bordeu, précisément»

était connu par des Kecherches sur le pouls, parues en i756t

in- 12. n était d'ailleurs animiste, comme l'ancienne école de

Montpellier.

P. loi, 1. 37 et suiv. : un çoint vivant ^ etc. C'est la théorie

cellulaire, aujourd*hui classique, grâce aux travaux de Robin,

Qaude Bernard, Virçhow, etc.

26o ifOtBS Et VAIUAI4TI».

P. 197, 1. 3s : deux fines qui se tenaient par là tête,*, Monstf c décrit ptr Buflbn et connu soas le nom d'HéItee et Judith.

P, 199. 1. 25 : VAnpiillàrd, Needham, qtti. Torant naître des anguilles, c'est-à dire des infusoires, dans de lâ farine en fermentation, croyait à la génération spontanée et directe. Les expériences des panspermistes modernes ont coupé court à cette hypotlièse trop simple, qui avait séduit Lucrèce et Virgile avant d'égarer Needtiam, ou du moins Tout fait reculer jusqu'aux origines de la vie sur la terre.

P. 202, l. 25 : Pourquoi ne voyons-nous plus. Souvenir de Lucrèce, De Rerum natura^ 1. V :

La terre, mûre alors pour les races hunudnes... Fit éclore, partout où le lieu s'y prêtait.

Des bourgeons qu'en ses flancs leur racine implantait, Ovaires qu'à son heure ouvrit l'effort du genne«é. Mais le temps met un terme à la t'écoodité...

P. 2o5, 1. 32 : Tout est un flux général. Opinion d'Héradite.

P. 206, 1. 5 : Les besoins produisent les organes, Diderot, avec 4e Maillet et Robinet, avant Lamarek, a proclamé cette loi de l'évolution.

Ib., 1. 28 : par n'être qu'une tête. L'accroissement du voltime cérébral a été démontré par M. Broca (Etudes sur des crânéi parisiens comparés).

P. 207, \, S: le ruban du Père Castel^ ou clavecin oculaire^ sur lequel devaient venir se peindre les couleurs, par déjiradations successives. Diderot parie de cet instrument projeté, dans sa Lettre sur les sour as-muets.

P. 208 : 1. 2 : la somme d'un certain nombre de tendances. Il y a encore là un soupçon de métaphjrsique.

P. 209, 1. 5 : «« ou plusieurs point'!... Les physiologistes modernes, après avoir déjà très-suflOsamment déterminé les régions générales qui recueillent respectivement les impressions des cinq sens, travaillent à préciser les points où les sensations se fixent en images et se combinent en idées.

/*., 1. i3 : de la prose sans m'en douter. Gommé M. Jourdain, dans le Bourgeois gentilhomme, de Molière, acte II, scène 11.

P. 216, 1. 22 : ce monstre, ou cyclope, né le li oct. 1766, était du sexe féminin.

P. 218, 1. 20 : ces irrégularités. Diderot esquisse la théorie de l'atavisme.

P. 220, I. 33 : l'unité de l'animal. Jamais la question du mêi n'a été plus nettement posée et réeolne. Voir aussi p. 228, 1. 16 et Buiv.

P. 221, 1. 26 : La Perronie (1678- 1747), premJef chlhirBien du roi Louis XY, fondttevr, avec Queanay, de rAcMKmfè di chirurgie. (Assézat.)

P. 225, 1. 39 : deux hommes ^tprU, ÀniÉad et 6«erd.

P. 330f I. 10 : l'homme est un animal composé. Encore noe

vue qui est classique aujourd'hui.

P. 234, 1. 2 : vous aimerie\ bien. Témoin les lettres de M"« de

KEspinasse au marquis de Mora, écrites en 1773, peu après

cet entretien supposé.

P. 235, 1. 7 : ce prêtre de Calante. V. Pensées philosophi-

Îies, LI.

oute cette fin vaut, à elle seule, de longs traités sur les facultés de Tâme et les opérations de Tesprit; notamment le

Passage sur l'abstraction^ p. 349. Jamais on il'a mieux état>li oriffine concrète des sciences mathématiques, des concepts de nombre et d'étendue.

FIN DBS NOTES ET VÀUANTB6

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