SÉVÈRE, POLYEUCTE, PAULINE; FABIAN
G A KDE s.
Mais quel dessein en ce lieu vous amène , Sévère ? auroit-on cru qu'un cœur si généreux Pût venir jusqu'ici braver un maiheiu-eux ?
POLYEUCTE
'>'^ous faitez mal , Pauline , un si rare mérite ; A ma seule prière , il rend cette visite. '
Te vous ai fait, seigneur, une incivilité, Que vous p-irdonnerez à ma captivité.
Possesseur d'un trésor dont je n'étois pas digne, * Souffrez avant ma mort que je vous le résigne, Et laisse la vertu la plus rare à nos yeux Qu'une femme jamais pût recevoir des cieux Aux mains du plus vaillant et du plus liounête homme Qu'ait adoré la terre et qu'ait vu naître Rome. Vous êtes digne d elle , elle est digue de vous ; Pfe la refusez pas de la main d'un époux : S il vous a désunis , sa mort vous va rejoindre. Qu'un feu jadis si beau n'en devienne pas moindre ; Rendez-lui votre cœur, et recevez sa foi : Vivez heureux ensemble, et mourez comme moij
ACÏEIV,SCÈNEIV. -jS
Ç'e?.t le bien qu'à tous deux Polyeucte désire.
Qu'on me mène à la mort, je n'ai plus rien à dire. .Ulons , gardes , c'est fait.