SÉVÈRE, FÉLIX, PAULOE, ALBIN
FABIAN
SÉVÈRE
PÈnE dénatiu-é, malheureux politique,
Esclave amliitieuî; d'uLie peur cLimérique, ^
Polyeucte est donc mort 1 et par \ os cruautés
Vous pensez conserver vos tristes dignités:
La lliveur que pour !;;! je vous avois oficrte,
Au lieu de le sauver, précipite sa perte I
J'ai prié, menacé, mais sans vous émouvoir;
Et vous m'avez cru fourbe , ou de peu de pouvoir !
Jili bien , à vos dépens vous verrez que Sévère
Ke se vante jamais que de ce qu'il peut faire ;
Et par votre ruine il vous fera juger
Que qui peut bien vous perdie eût pu vous protéger.
Continuez aux dieux ce service fidèle ;
Par de telles horreurs montrez-leur votre zèle.
Adieu ; mais quand l'orage éclatera sur vous,
Ne doutez point du bras dont partiront les coups.
FÉLIX
Arrêtez-vous, seigneur, et d'une ame apaisée Souft'rez que je vous livre une vengeance aisée. ]S'e me reprochez plus que par mes cruautés Je tâche à conserver mes tristes dignités ; Je dépose à vos pieds l'éclat de leur faux lustre : Celle où j'ose aspirer est d'un rang plus illustre;