C-liacun le suit d'un pas ou plus ou moins pressé
Selon qu'il se rencontre ou plus ou moins blesse' ;
Leur ardeur est égale à poursuivre sa fuite ,
Mais leurs coups inégaux séparent leur poursuite.
Horace, les voyant l'un de lautre écartés,
Se retourne, et déjà les croit demi-donités :
Il attend le premier, et c'étoit votre gendre.
L'autre , tout indigné qu il ait osé lattendre ,
En vain en l'attaquant fait paroître un grand cœur,
Le sang qu'il a perdu ralentit sa viguem\
Albe à son tour commence à craindre un sort contraire :
Elle crie au second qu'd secoure ?on frère ;
Il se hâte , et s'épuise en elTorls superflus ;
Il trouve en les joignant que sou frère n'est plus.
CAMILLE
Hélas !
Tout hors d'haleine il prend pourtant sa place, Et redouble bientôt la victoire d'Horace : Son courage sans force est un débile appui ; Voulant venger son frère , il tombe auprès de lui. L'air résoitne des cris qu'au ciel chacun envoie ; 5 Albe en j'tte d'aagoisse, et les Romains de joie. Ck)nime notre héros se voit près d'achever, C'est peu pour lui de va'mcre, il veut eucor braver : ^ « J'en viens d'immoler deux aux mânes de mes frères , Rome aura le dernier de mes trois adversaires ,