‹ Chefs-d'œuvre de P. CorneilleChapitre 105 sur 173 · C-liacun le suit d'un pas ou plus ou moins pressé · texte numérisé non relu

C-liacun le suit d'un pas ou plus ou moins pressé

Selon qu'il se rencontre ou plus ou moins blesse' ;

Leur ardeur est égale à poursuivre sa fuite ,

Mais leurs coups inégaux séparent leur poursuite.

Horace, les voyant l'un de lautre écartés,

Se retourne, et déjà les croit demi-donités :

Il attend le premier, et c'étoit votre gendre.

L'autre , tout indigné qu il ait osé lattendre ,

En vain en l'attaquant fait paroître un grand cœur,

Le sang qu'il a perdu ralentit sa viguem\

Albe à son tour commence à craindre un sort contraire :

Elle crie au second qu'd secoure ?on frère ;

Il se hâte , et s'épuise en elTorls superflus ;

Il trouve en les joignant que sou frère n'est plus.

CAMILLE

Hélas !

Tout hors d'haleine il prend pourtant sa place, Et redouble bientôt la victoire d'Horace : Son courage sans force est un débile appui ; Voulant venger son frère , il tombe auprès de lui. L'air résoitne des cris qu'au ciel chacun envoie ; 5 Albe en j'tte d'aagoisse, et les Romains de joie. Ck)nime notre héros se voit près d'achever, C'est peu pour lui de va'mcre, il veut eucor braver : ^ « J'en viens d'immoler deux aux mânes de mes frères , Rome aura le dernier de mes trois adversaires ,

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