‹ Chefs-d'œuvre de P. CorneilleChapitre 117 sur 173 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

TXjLLE, VALÈRE, le vieil HORACE,

HORACE , TROUPE Dr gaudes." LE VIEIL H O 11 A C E.

Ah ! sire , un tel honneur a trop d excès pour moi ; Ce n'est point en ce lieu que je dois voir mon roi : Permettez qu'à genoux ....

TULLE

Non, levez- vou«, mon père.

Je fais ce qu'en ma place uu bon prince doit luire.

p. Coiaeillc. l. l4

1 58 II o Pt A c i: .

Un si rare service et si fort important *

Veut l'honneur le plus rare et le plus éclatant.

( montrant Valère. )

Vous en aviez déjà sa parole pour gage ; Je ne l'ai pas voulu différer davantage.

J'ai su par son rapport, et je n'en doute pas , * Comme de vos deux fils vous portez le trépas , Et que, déjà votre anïe étant trop résoluCj Ma consolation vous seroit superflue :

Mais je viens de savoir quel étrange malheur D'un fils victorieux a suivi la valeur , Et que son trop d'amour pour la cause pu]:)lique Par ses mains à son père ôte une fille unique. Ce coup est un peu rude à l'esprit le plus fort ; Et je doute comment vous portez cette mort. *

LE VIEII, HO n ACE.

Sire, avec déplaisir, mais avec patience.

TULLE

C'est Teffct vertueux de votre expérience, beaucoup par un long âge eut appi is comme vous Que le malheur succède au honlieur le plus doux : Peu savent coname vous s'appliquer ce remède. Et dans leur intérêt toute leur vertu cède. Si vous pouvez trouver dans ma compassion Quelqpie soulagement pour votre affliction , Ainsi que votre mal sachez qu'elle est extrême, Et que je vous en plains autant que je vous aime.

Sire , puisque le ciel entre les mains des rois 4 Dépose sa justice et la force des lois,

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